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PLC staat voor Parti Libéral Chrétien en werd opgericht in oktober 1982 door ontevreden CEPIC-leden:

Le Parti Libéral Chrétien est apparu en octobre 1982. Il se situait dans le prolongement d'une des anciennes "familles" du Parti social-chrétien, le Centre d'études politiques des indépendants et cadres chrétiens-CEPIC. Fondé en décembre 1975 autour du manifeste Solidarités Nouvelles, le CEPIC regroupait différentes fractions de droite du PSC, opposées à la main-mise de la démocratie chrétienne sur l'appareil du parti, à l'alliance gouvernementale avec le PS privilégiée par le PSC àla fin des années 1970 et àla mauvaise gestion financière de l'Etat.

La presse belge a fait état de liens existants entre certains responsables du CEPIC et l'extrême droite (Nouvel Europe Magazine, Front de la jeunesse et Parti des forces nouvelles). En mai 1981, le quotidien De Morgen publia une note émanant du cabinet du ministre de la Justice de l'époque relevant l'existence de ces relations et d'un financement indirect des trois organismes précités par le baron Benoit de Bonvoisin, trésorier du CEPIC. Le contenu de cette note a été contesté en mars 1983, près de deux ans après sa publication, par le baron de Bonvoisin qui déposa plainte contre X ainsi que contre certains responsables du service de renseignements belge. Le 12 mars 1992, la Chambre des mises en accusation de la Cour d'Appel de Bruxelles a débouté le baron de Bonvoisin en confirmant ses liens avec l'extrême droite.

La parution de cette note a provoqué des réactions à l'intérieur du PSC comme du CEPIC. D'autant que, en novembre 1981, le PSC a subi "une des plus lourdes défaites électorales de son histoire". En janvier 1982, Gérard Deprez a accédé à la présidence du parti sans faire mystère de sa volonté de supprimer les "familles" au sein du PSC. De plus en plus marginalisés au sein du PSC, les éléments les plus radicaux du CEPIC ont décidé de quitter le parti en octobre 1982 et de fonder le Parti libéral chrétien.

Le docteur Georges Henrard, dernier président du CEPIC, est devenu le premier président du PLC. A ses côtés au sein du comité directeur du PLC, on retrouvait Jean Breydel, Edmond Nerincx, Michel Frippiat, Albert Gobbe, Dominique Collinet, Désiré de Lamalle et Angèle Verdin, qui étaient tous d'anciens membres du CEPIC. Le nouveau parti paraissait cependant affaibli par rapport à l'ancien CEPIC: tous les mandataires étaient restes fidèles au PSC, tandis que certains membres avaient rejoint le Parti réformateur libéral-PRL et que d'autres avaient mis fin à leurs activités politiques.

Signalons que Georges Henrard, dernier président du CEPIC et président-fondateur du PLC, était membre de l'Institut européen de développement, créé en 1980 et établi au château de Maizeret, propriété du baron Benoît de Bonvoisin. L'objectif de l'institut est de promouvoir une plus grande unité idéologique à l'échelle internationale de la droite catholique. Il a également été administrateur du Mouvement d'action pour l'unité européenne-MAUE, qui, installé dans le même immeuble que le CEPIC et le PLC à Bruxelles, est une des associations de la nébuleuse catholique ultra-conservatrice évoluant autour d'Otto de Habsbourg.

Un an à peine après sa création, le PLC a connu une profonde crise. En novembre 1983, par 27 voix contre 14 le comité directeur du parti décida de dissoudre le PLC. G. Henrard, J. Allard, L. Vincent, J. Breydel, M. Frippiat, D. Collinet, A. Gobbe notamment, ont rejoint le PRL. Certains fondateurs du PLC se sont vu refuser l'entrée au PRL; parmi eux, E. Nerincx et A. Verdin. Le PRL n'a en rien modifié son programme suite à ce ralliement et seuls cinq membres du Parti libéral chrétien sont devenus membres du comité directeur du PRL. lls ne sont pas restés longtemps au sein des organes dirigeants du parti libéral.

Tous les membres du PLC n'ont pas approuvé la dissolution du parti et son intégration au sein du PRL; certains voulaient maintenir le mouvement et s'organisèrent autour de Luc Eykerman et de Jacques Van de Casteele. Tous deux ont été membres de l'Union démocrate pour le respect du travail-UDRT. Luc Eykerman a repris la présidence du PLC. En octobre 1982, lors des élections communales, Luc Eykerman, pharmacien de profession, se présenta sur la liste Nouvelles orientations pour les libertés à Schaerbeek-NOLS, du bourgmestre de cette commune, Rogers Nols. Jacques Van de Casteele, quant à lui, etait secrétaire du comité d'action politique de l'UDRT.

Lors du scrutin législatif d'octobre 1985, le PRL déposa le sigle PLC parmi les sigles dont il demandait la protection; le Parti libéral chrétien se voyait ainsi privé de son propre label. Ayant assigné le PRL en justice, le PLC a obtenu gain de cause devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Le PLC ne dépassa pas - à l'issue de cette première expérience électorale - 0,47% dans l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

En octobre 1986, soucieux d'élargir une audience fort restreinte, ce parti a changé sa dénomination en Parti de la liberté du citoyen. En novembre 1987, le Parti de l'unité belge-PUB, constitué l'année précédente et implanté àLiège, Verviers et Charleroi, a rallié le PLC. En décembre 1987, le PLC se présenta pour la deuxième fois devant l'électeur, sans plus de succès. Il décida de modifier à nouveau sa dénomination mais également ses statuts et devint le Mouvement pour la liberté du citoyen-MPLC.

Son intention était, lors des élections communales d'octobre 1988, de soutenir des candidats sur différentes listes, voire de présenter quelques listes dans la province où il était le mieux implanté, à savoir le Hainaut. Il voulait, de cette manière, dénoncer le poids de la "particratie sur le système démocratique belge". Ce fut sa dernière participation à un scrutin.

Car de changement de nom en modification de structures, le PLC a perdu sa crédibilité et ses membres. En 1989, des membres du PLC se sont rapprochés du Front National-FN du docteur Féret. Ils étaient présents à la première fête des "Noirs, jaunes et Rouges" de ce parti; lors des élections régionales bruxelloises de juin 1989, Jacques Van de Casteele figurait à la sixième place sur la liste du FN.
J. Van de Casteele est devenu en juillet 1989 membre de commissions du Front national (Enseignement-Culture-Sport et Europe-Politique étrangère-Défense nationale) alors que Luc Eykerman a rejoint les commissions Sécurité-Immigration et Economie-Fiscalité.

L'été 1989 allait toutefois marquer une rupture entre les deux hommes. Si Jacques Van de Casteele est, en 1991, secrétaire-général et membre de la rédaction de la revue du FN, Luc Eykerman a quitté ce parti, pour soutenir, suivi par une trentaine de personnes, divers groupes et revues patriotiques, belgicistes et chrétiennes. Aux élections législatives du 24 novembre 1991, ils ont ainsi soutenu la liste Belgique Europe België-BEB 18 qui obtint un peu plus de 15.000 voix, dont près du tiers dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Programme et idéologie

Le Parti libéral chrétien voulait réaliser la synthèse entre une morale d'inspiration chrétienne et des valeurs économiques libérales. Cette morale chrétienne transparaît lorsque le PLC affirmait qu'il faut "supprimer le monopole de la RTBF qui, dans toutes ses émissions, s'acharne à dresser les Belges les uns contre les autres et à détruire la famille, base de notre société, en privilégiant tous les marginaux, des homosexuels aux drogués" 19.

Lorsqu'en 1985 le PRL déposa le sigle PLC pour en empêcher l'utilisation, le Parti des forces nouvelles-PFN essaya de "récupérer" le PLC en déclarant vouloir ouvrir ses listes aux candidats libéraux et chrétiens. Le PLC se démarqua rapidement, "outré par la récupération sournoise et imbécile tentée par le parti Forces Nouvelles" car "son attachement à la démocratie, aux libertés individuelles et au christianisme [excluent] automatiquement toute attache avec des individus ou regroupements extrêmistes".

En matière économique, le PLC prônait un libéralisme radical, une liberté totale du capital comme seule possibilité pour la création d'emplois. Au sein des entreprises par exemple, il fallait, pour lui, limiter l'action des organisations syndicales en concentrant le pouvoir au sein des conseils d'administration. TI préconisait également des mesures comme l'amnistie fiscale et la détaxation des investissements. Le PLC voulait restaurer l'épargne, incitant ainsi à investir et à améliorer la performance des outils économiques. C'est pourquoi il préconisait que l'impôt sur les personnes physiques soit limité à 50% maximum.

Son programme touchait à tous les domaines de la vie sociale. Citons-en quelques chapitres significatifs: l'enseignement, l'information, la recherche du travail, la qualité du travail et sa durée, la sécurité matérielle Qe logement, le minimum vital), l'éducation physique et les sports, la santé, le temps de vivre, ... Sur le plan de la sécurité, le PLC voulait réformer l'armée. Il préconisait des augmentations du budget de la Défense nationale et considérait l'OTAN comme le cadre indispensable ànotre défense. Le PLC s'est aussi présenté comme le dernier défenseur de la Belgique unitaire: "Pour le retour à la Belgique".

Refusant le processus de fédéralisation dans lequel le pays est engagé, il a fait de la décentralisation du pouvoir vers les provinces un de ses thèmes principaux. Son sigle PLC devint à certains moments "Patrie, liberté, concorde" et son périodique Responsabilités Nouvelles changea de titre pour devenir Une Belgique à neuf. On peut difficilement assimiler l'idéologie et le programme du Parti libéral chrétien à ceux de la principale composante de l'extrême droite à l'époque, le Parti des forces nouvelles-PFN. Si ce n'est sur un point: l'immigration.

En matière de droits politiques, "le PLC se déclare opposé à l'exercice du droit de vote par les immigrés, y compris au niveau communal". Dans le même programme, il revendiquait le droit de vote des Belges résidant à l'étranger. "Le PLC entend qu'il soit mis un terme à des situations d'abus manifestes, que ce soit en matière d'emploi, de logement, de sécurité sociale ott d'ordre public, qui sont le fait de certains immigrés".

La solution proposée à la problématique de l'immigration est claire: "Soucieux du grave problème que constitue le chômage persistant de certains immigrés, le PLC est d'avis que la seule solution consiste à encourager, au moyen de l'aide financière appropriée, le retour dans leur pays d'origine de ceux dont il est établi que le marché de l'emploi ne peut leur offrir les débouchés nécessaires à leur subsistance". Georges Henrard alla même plus loin lors d'une interview, en proposant de promouvoir le retour dans leur pays d'origine des immigrés au chômage depuis plus de six mois, l'expulsion des immigrés condamnés et le refus d'inscriptions dans les communes au-delà de 8%.

Traduits dans les tracts, ces points du programme s'exprimaient de manière moins feutrée: "Combattre le chômage, c'est aussi renvoyer les immigrés non désirés chez eux. Expulser tous les CCC Non, il ne s'agit pas des Cellules Communistes Combattantes, mais d'un autre facteur de déstabilisation du pays: les immigrés Chômeurs, Clandestins et Condamnés en justice. Les politiciens PSC et PS ont décidé de leur accorder le droit de vote et le PRL-Gol tous les droits en les naturalisant. Ca doit changer. Les Belges doivent rester maîtres chez eux. Les immigrés chômeurs, clandestin sou délinquants doivent quitter le pays et vite!"

Elections

C'est lors des élections législatives du 13 octobre 1985, que se présenta pour la première fois le Parti libéral chrétien. Sa percée fut très faible: 0,47% dans l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde; sur l'ensemble du pays, il dépassa àpeine 3.000 voix OePLC a recueilli 919 voix dans les arrondissements de Mons, de Verviers et de Nivelles et 2.219 dans l'arrondissement de Bruxelles).

Le 13 décembre 1987, le Parti pour la liberté du citoyen fit une deuxième tentative. Pour tenter d'élargir sa base électorale, le PLC présenta un ancien sénateur Ecolo de Charleroi-Thuin, Edgard Flandre, comme tête de liste à la Chambre à Bruxelles. Suivaient sur cette liste Luc Eykerman et à la 9ème place Albert EU dont la propagande électorale était réalisée par le Nouvel Europe Magazine- NEM. A Bruxelles, le PLC a obtenu 2.867 voix, soit 0,5%. Le PLC présenta également des listes pour la Chambre et le Sénat dans l'arrondissement de Verviers (0,2% et 0,3%) et pour la Chambre seule dans l'arrondissement de Mons (0,5%). TIr eut une liste de cartel UPW-PLC 28 pour le Sénat dans l'arrondissement de Liege (0,1%).

Aux élections communales du 9 octobre 1988, il déposa des listes dans deux communes: Hensies où il obtint 2,95% et Colfontaine: 2,21%. Ce fut sa dernière campagne électorale sous ce sigle.

Bron » www.cairn.info | L’extrême droite francophone face aux élections | Philippe Brewaeys, Véra Dahaut, Anaïs Tolbiac | 1992

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Ook de PLC probeerde tijdens de verkiezingen van ’85 een plaats te veroveren op het Belgische politieke schaakbord, maar ondanks een zeer actieve verkiezingscampagne werd het een grote nederlaag en waren ze ten dode opgeschreven. De PLC, die in feite op initiatief van de CEPIC werd uitgebouwd, op het moment dat de bindingen van CEPIC met extreem-rechts te compromitterend werd en verscheen voor het eerst op het toneel in oktober ’82.

De talrijke gebeurtenissen tussen PLC en PRL, deden deze laatste besluiten de liberale christenen in hun rangen te integreren. Het is om die reden dat het nationaal directiecomité besloot de PLC te ontbinden. Niettemin weigerde een groep militanten, geleid door Luc Eyckerman, zich bij deze beslissing neer te leggen. Zij besloten door te gaan.

Op dat moment lieten vijf liberale mandatarissen, op aanstoken van PRL-voorzitter Louis Michel, het letterwoord PLC registreren. Dit om te verhinderen dat de groep Eyckerman een liberaal-christelijke verkiezingsstrijd zou kunnen indienen.

Onverwijld daagde de PLC de PRL voor de rechtbank van eerste aanleg in Brussel, die de PRL in het ongelijk stelde. Dit gekrakeel liet de PLC toe een mooie publicitaire slag thuis te halen, mede dankzij de aandacht in de media die de kans niet lieten voorbijgaan over de verwikkelingen van het conflict te berichten.

Maar de overwinning van de PLC op juridisch vlak deed zich echter niet voelen op electoraal gebied. De PLC oogstte buiten alle verwachtingen slecht een mager resultaat. Na dit eerste verkiezingsexperiment, grotendeels afgezwakt en in diskrediet gebracht bij het publiek (de liberalen, de christenen, en de poujadisten van de UDRT), wijzigde de PLC de betekenis van het letterwoord, Parti de la Liberté du Citoyen.

Deze naamsverandering bracht echter geen politiek soelaas. De overlevingskansen zien er voor de nabije toekomst bijzonder penibel uit.

Bron: De barbaren: migranten en racisme in de Belgische politiek | Hugo Gijsels

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