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In 1971 richtte Jacques Borsu, ex-Jeune Europe en ex-huurling onder Bob Denard, de Europese partij-Parti européen (EPE) op. EPE werkte tot haar eind bij de dood van Borsu in 1989 samen met allerlei extreemrechtse structuren zoals de Vlaamse Militanten Orde (VMO) van Bert Eriksson, de NEM-clubs, het Front de la Jeunesse, de Nouvel ordre européen (NOE), le Mouvement européen en het ANS (Duitse terroristengroepering), maar stond ook in contact met Léon Degrelle, het Comité Hongrie 1956-1976, het CEPIC en Pro Vita. Samen met de VMO organiseerde Borsu trainingskampen in de Ardennen en in Bonheiden. Een aantal EPE-leden, zoals Christian Elnikoff, gingen op in WNP. De broer van Borsu was André Borsu, gerechtelijke politie Brussel en bezoeker van de BROC.

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Ce minuscule petit parti néonazi fut actif, entre 1971 et 1989, à Bruxelles. Son dirigeant-fondateur, feu Jacques Borsu, dans les années 60, avait milité dans l'organisation Jeune Europe. Par la suite, il s'engagea comme mercenaire en Afrique sous les ordres de Bob Denard. L'EPE collabora avec plusieurs structures d'extrême droite (dont les NEM-Clubs, le Front de la jeunesse,...) et avec d'autres qui servaient de lieu de rencontre entre les radicaux de cette mouvance et des milieux plus fréquentables (Comité Hongrie 1956-1976 ou Pro Vita, par exemple).

Des contacts entre le dirigeant de l'EPE et des personnalités du CEPIC eurent lieu. En juillet 1976, "Europe en Avant" ("l'organe de combat du Parti européen") publia une interview de Robert Verbelen, un ancien nazi belge recruté après la Guerre 40-45 par l'un des services secrets américains.

Ce "parti européen" fut l'allié francophone du Vlaamse militanten orde (VMO). Lors du procès de ce dernier, en 1981 à Anvers, Borsu fut d'ailleurs condamné. Autres liens: des organisations néonazies internationales comme le Nouvel ordre européen (NOE), l'ANS (groupuscule terroriste allemand), le Mouvement européen, ainsi que Léon Degrelle. Des activistes de l'EPE se retrouveront au WNP. Parmi eux: Christian Elnikoff. Suite au décès de Jacques Borsu, le 2 novembre 1989, l'EPE disparut.

Bron » www.resistances.be

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube

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In '72 wordt door Jacques Borsu EPE opgericht met een jongerenbeweing 'Raiders de Belgique', geleid door ene Jean Kalmes, een specialist in karaté. Deze Raiders zijn georganiseerd als een commando.

Bron: Sarfatti, thesis (p.337)

"Le président des Raiders est un spécialiste du close-combat bien connu des services de police", écrit Serge Dumont.

Bron: Les Brigades Noires (pag. 144)

In '72 was Kalmes J., 3 Rue Rouen Bovie, 1030 Bruxelles (» Google Maps), verantwoordelijk uitgever van 'Raiders de Belgique' (Bulletin d’Information, 12.79). Was dit Calmette?

Bron: Archief Walter de Bock

Hieronder een afbeelding van de voorpagina van 'Raiders de Belgique' met onder andere de naam van de verantwoordelijke uitgever:

http://i18.servimg.com/u/f18/11/22/12/24/raider10.jpg

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Volgens onderstaande zou het om een zekere 'Julien Kalmes' gaan en niet 'Jean Kalmes'.

C’est donc début 1972 que s’est constitué l’EPE, avec pour secrétaire général J.G. Borsu, ancien responsable des groupes d’action de Jeune Europe et ancien éditeur responsable des périodiques de l’US C.E. L’EPE semble vouloir retourner au stade de Jeune Europe, surtout sur le plan structurel: création d’une école des cadres, port de la chemise bleu marine, hiérarchie très stricte, interdiction du port de cheveux longs et discipline forte.

Sur le plan idéologique, l’EPE défend des thèses bien connues: ni communisme ni capitalisme, Europe des ethnies, défense de la race blanche. En 1972, l’EPE a organisé une campagne nationale contre l’usage de la drogue, attaquant violemment certains "progressistes" qui font preuve, d’après l’EPE, d’un libéralisme intolérable. L’attaque semble surtout dirigée contre Infor-Jeunes de l’abbé Gustave Stoop, établi à Saint-Josse. Notons qu’Infor-Jeunes fut également pris à partie dans le Nouvel Europe Magazine de mars 1972. Ceci s’explique peut-être par le fait que l’EPE a collaboré avec les NEM-Clubs jusqu’en mai-juin 1973, après quoi une rupture soudaine est intervenue.

L’EPE diffuse irrégulièrement un organe de combat destiné au public, Europeen Avant, et un bulletin interne, Vox Europae.

L’EPE a des contacts étroits avec la nouvelle VMO et le mouvement nationaliste Wallonie. Il semble en effet que les trois groupes se soient fédérés dans une association. Ils participent de toute façon à des manifestations organisées par l’un d’eux (commémoration de Wim Maes par la VMO, commémoration des 600 Franchimontois par Wallonie, etc.). Le 8 mai 1973, l’EPE et la Dietse Solidaristische Beweging ont conclu un protocole d’action commune des nationalistes qui est resté lettre morte à cause de divergences idéologiques.

L’EPE patronne une organisation de jeunesse, les Raiders de Belgique, s’inspirant du modèle des para-commandos, qui avait été patronnée à l’origine par l’U.S.C.E. Les Raiders, qui sont actuellement dirigés par Julien Kalmès, ont suivi la dissidence qui a mené à la création de l’EPE.

Signalons encore que sur le plan international, l’EPE a des contacts avec la Fondation "Convergence Occidentale" et avec les groupes français et italiens qui se sont réunis sous le nom de Organisation Lutte du Peuple. Ces contacts semblent cependant se limiter à l’échange de publications.

Bron: ‘L'extrême-droite en Belgique’ | Courrier hebdomadaire du CRISP 1974/16 (n° 642-643)