Uit het aanklacht Proces Haemers, een andere Ingram?
3.5. Il ressort des déclarations de Georges Lacroix, frère de l’accusé - déclarations corroborées ultérieurement par ce dernier; qu’au cours de la détention préventive qu’il a subi entre octobre 1986 et mars 1987, Philippe Lacroix a chargé son frère de retirer diverses armes d'un box de garage, situé rue des Pêcheries à Watermael-Boitsfort. Philippe Lacroix précise qu’il a confié cette mission à son frère Georges afin de faire disparaître des armes "chaudes", dont l’UZI ayant tiré à Drogenbos et l’INGRAM ayant servi à Evere. Il a ajouté que c’est en apprenant, par le rapport du juge du instruction à la chambre du conseil, qu'il existait une relation balistique entre le hold-up de Drogenbos et le hold-up de Verviers, du 4 novembre 1985, qu’il aurait "pris peur" et chargé son frère Georges de faire disparaître les armes en question.
Sur les indications de l’accusé, Georges Lacroix aidé par un tiers qu’il dit ne pas connaître, enterra ces armes, ainsi que des munitions provenant du même box, à Auderghem, à proximité des étangs de Rouge-Cloître.
Georges Lacroix a en outre précisé qu'il a déterré, début 1991, le sac de plongeur qui contenait les armes. Il affirme n’avoir trouvé dans ledit sac que deux armes automatiques (un pistolet mitrailleur UZI et un pistolet mitrailleur Ingram), dont il fit usage ensuite pour une attaque à main armée commise avec le nommé Philippe Maton. Ces armes furent ensuite cédées au nommé Pascal GERITZEN. L'UZI et l’INGRAM furent effectivement saisies dans le cadre de l’enquête relative à ce fait.
Il est significatif de constater que l’UZI en question n’est pas l’arme de ce type qui a tiré à Drogenbos, Wilsele, Verviers, Neufvilles et Evere.
Rappelons toutefois que Philippe Lacroix a indiqué que le lot d’armes qui avait été enlevé par son frère, sur ses directives, du box des Pêcheries contenait deux pistolets mitrailleurs UZI, dont celui qui avait été employé à Drogenbos.
Réentendu à ce sujet, Georges Lacroix a déclaré qu'H n'avait pas eu l'occasion de détailler les armes en question lors de leur enlèvement du box, car ces armes avaient été placées dans un sac de plongée par l'inconnu qui l'accompagnait… Il maintient toutefois que lorsqu'il a déterré les armes, il a constaté la présence d'une seule UZI.
Les déclarations de Georges Lacroix apparaissent comme sujettes à caution. En effet, les sacs de plongeurs ne sont nullement étanches et ne pouvaient donc protéger les armes de la rouille; l'intéressé reconnaît au reste que le lot qu'il a déterré comprenait également un revolver, complètement oxydé, et qu'il a abandonné pour ce motif. Or, les pistolets UZI et INGRAM découverts dans le cadre de l'enquête en cause de Pascal GERITZEN ont été retrouvés en bon état, ce qui paraît indiquer qu'ils n'ont pas été enterrés dans les conditions décrites par le précité. Il n’est donc pas exclu que Georges Lacroix ait conservé les armes automatiques à un autre endroit, peut-être à l'insu de son frère.