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En Bruno Van deuren en café 'De Pomp'

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En deze:

qui étaient tes commanditaire(s) mis à part libert et latinus?

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Het interview met Eric Lammers staat online. Je kan het hier lezen » sites.google.com/

Bedankt aan Michel om dit mogelijk te maken.

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube

Op de vraag of hij de missie zou aanvaard hebben om bloedige raids te houden op de supermarkten in '82 en '85 moesten Latinus of Libert hem dit bevolen hebben, antwoordt Lammers dat hij dat zeer goed mogelijk acht. Die kerel had dus blijkbaar totaal geen scrupules om als het moest zomaar op bevel onschuldige warenhuisbezoekers neer te knallen. Het wordt dus alsmaar duidelijker uit welke hoek de Bende van Nijvel komt en waar de Bendeleden te vinden zijn.

Si Latinus ou Libert vous avait ordonné de lancer des raids sanglants contre des supermarchés en 83 ou 85, auriez-vous accepté cette mission?

C’est fort possible.

Bron » sites.google.com/tueriesdubrabant/

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Eric Lammers: "Je n’aurai pas amené que du malheur sur terre"

Figure du grand banditisme proche de l’extrême droite (Westland New Post, Front de la jeunesse), connu sous le nom de “la Bête”, Eric Lammers, condamné à perpétuité pour le double meurtre de diamantaires anversois, a purgé une peine de 17 ans de prison pour avoir marqué les années de plomb en Belgique, dans les années 1980. Il ne peut toutefois être associé aux massacres toujours non élucidés des tueurs du Brabant entre 1983 et 1985.

Libéré en 2002 moyennant la signature d’un contrat avec France Culture pour la diffusion d’une pièce radiophonique, il a par la suite composé quelque cinq romans, non encore publiés, puis un recueil de nouvelles, “Une vie de…”, paru chez Weyrich en 2015.

Transformé par la lecture et l’écriture, l’ancien détenu, parti naguère faire la guerre en Bosnie, publie à présent des lettres choisies couvrant les deux dernières années de sa détention et fruits d’une correspondance nourrie avec l’auteure belge Caroline Lamarche. “C’est pas pour être reconnu que j’écris”, confie-t-il au bout de son livre, “ce qui me pousse est plus profond, quand j’imagine que pour la première fois je serais autre chose qu’un criminel”.

A sa passion, Eric Lammers entend tout sacrifier. Il apprend vite, plaide-t-il, en appelant ses critiques à être impitoyables. Il n’a pas peur de grand-chose, faut-il en convenir, ce grand fracturé de la vie, ancien élève de l’Ecole royale militaire (ERM), qui avait à l’époque forcé les portes de l’extrême droite néonazie pour “casser du bougnoule”. Autant dire qu’il jette aujourd’hui un regard tout.

Ce livre n’est pas votre premier. L’écriture est-elle, pour vous, une voie de rédemption?

Je n’aime pas trop le mot "rédemption", qui a une connotation religieuse et est peut-être un peu fort. Mais l’écriture m’a permis de clarifier les idées que je portais en moi et d’ouvrir ainsi les portes de la prison. C’est également une passion dans laquelle je me suis immergé et qui m’empêche d’avoir le temps de faire d’autres bêtises. J’ai toujours écrit, à l’école, à mes copines, en me rendant compte très progressivement que j’avais un pouvoir avec l’écriture. J’arrive à faire passer mes idées à travers la tête des autres et les filles auxquelles j’écrivais tombaient parfois amoureuses de moi sans m’avoir vu. J’ai décidé d’écrire "gratuitement", pour le plaisir d’inventer un texte, à partir de 1997.

Est-ce suffisant, avec le recul, pour se pardonner d’avoir du sang sur les mains?

Se pardonner à soi-même? Non, on ne se pardonne pas. Ou bien, je suis un grand psychopathe et je n’éprouve aucun sentiment, je fais juste semblant d’en avoir pour être plus ou moins intégré à la société; ou bien, j’essaie de voir ce qu’il y a moyen de faire avec le gâchis que fut mon passé. La première hypothèse est vraisemblable, mais la seconde est plus vraie. On ne peut pas revenir en arrière, on ne sait pas ressusciter les gens décédés. Tout ce qu’on peut faire, c’est servir d’exemple pour que d’autres puissent s’arrêter à temps, et exprimer cela en forme de témoignage en quelque sorte. D’un autre côté, c’est une expérience qui peut apporter du rêve aux gens et je n’aurai pas amené que du malheur sur terre.

De quoi avez-vous été réellement accusé, et estimez-vous avoir payé trop cher vos forfaits?

En termes de punition, on ne paie jamais assez; jamais. Je ne me permets même pas de demander pardon aux familles des victimes - même si j’ai parlé à certaines d’entre elles. Mais certains ont profité des affaires dans lesquelles j’ai été impliqué et n’ont jamais dû payer.

Vous évoquez souvent dans votre livre une institution pénitentiaire déshumanisante?

Oui, je fais la comparaison entre les prisons d’avant et de maintenant. Les prisons actuelles sont complètement déshumanisantes, où l’on devient des petits robots qui doivent fonctionner comme eux le veulent, pas autrement.

Est-il possible de concevoir les prisons autrement? Vous citez des pays où l’on fait beaucoup plus de préau, de sport et d’activité, et ce en toute sécurité?

Le souci, c’est qu’en Belgique on crée trop de prisons de haute sécurité. Toutes les prisons le sont, au point que la moitié des détenus - condamnés - reviennent de congé derrière des grilles épaisses alors qu’ils ne demandent qu’à terminer leur peine et que cela se passe gentiment. Les gens ne sont pas tous dangereux. Il coûterait beaucoup moins cher de construire des prisons "humaines", avec de grands terrains de jeux, avec des espaces et des lieux de vie agréables.

Peut-on dire que la Belgique, avec ses prisons vétustes, est singulièrement en retard sur la moyenne des pays civilisés?

Oui. Malheureusement, moi je ne fréquentais que des prisons de pays non-civilisés. J’ai été incarcéré en Belgique, en France, en Serbie. La France est la pire, du reste, mais la Belgique n’est pas loin. Ceux qui sont allés en Suède, en Norvège, au Danemark ou en Suisse, me disent que c’est autre chose.

Quelle prison faut-il envisager à l’heure d’un djihadisme ultra-violent?

J’ai été personnellement confronté à ce djihadisme forcené lorsque j’étais moi-même en prison. Je l’ai vu apparaître progressivement, les gens commençaient à prier au préau. Les repas halal devenaient de plus en plus obligatoires; à la prison de Saint-Gilles, il n’y avait plus de cochon dans les cantines et la distribution de nourriture. Et j’ai d’autant plus constaté ce phénomène qu’étant parmi les plus turbulents, ils me rangeaient parmi ceux-là aussi. Je me retrouvais très souvent seul Belge, entouré d’Arabes. Cela ne se passait pas toujours bien. Pourtant, même chez les intégristes, j’ai trouvé des gens charmants, qui croyaient certes à la véracité de leur religion et voulaient la diffuser partout, mais ne voulaient pas faire de mal à qui que ce soit. Evidemment, il y a des petits voyous qui, en arrivant en prison, se coiffent d’une auréole de sainteté et se font passer pour des petits saints. Ceux-là me disaient ce que je devais faire et venaient voir sous la douche si je portais un short!

Et quel effet la prison peut-elle apporter à ces jeunes islamistes?

Elle les radicalise. Parce que vous vous sentez révolté, rejeté par l’entièreté de la société. Vous savez, à ce moment-là, n’ayant plus aucun espoir, j’aurais plongé sur n’importe quelle occasion pour me sauver. J’ai appris le serbe pour faire la guerre en Bosnie si j’arrivais à m’enfuir. La prison vous fait souffrir et, à force, vous rend méchant et dangereux. Si la prison ne sert qu’à punir, alors voilà le résultat! Si elle servait à réformer des gens un peu désocialisés et un peu perturbés dans leur tête, et à les rendre un peu plus humains, elle aurait une bien plus grande efficacité en termes de récidive. En Belgique ou en France, la récidive est presque obligatoire. Dans d’autres pays, où la justice est plus humaine, ce n’est pas le cas.

De qui devrait venir l’initiative d’une prison plus digne? Les politiques, l’administration, les gardiens de prison?

Oui, ce sont les politiques qui lâchent les budgets. On a construit plein de prisons de haute sécurité et on est en train d’en bâtir une immense à Haren. J’y suis très hostile: plus grande est une prison, plus grandes sont les atrocités qui y sont commises. Il faudrait presque des prisons comme à Saint-Hubert, des camps de travail, pour ainsi dire le bagne amélioré ... Mais de manière humaine, avec des gens humains à l’intérieur. D’ailleurs, il faut améliorer la formation des surveillants. En Hollande, les surveillants qui sont au contact des détenus sont tous au moins psychologues ou assistants sociaux, diplômés. Mais ceci demande un énorme changement de mentalité des politiques. Avec l’argent de Haren, on pourrait ouvrir 5 000 places humaines; il y a moyen de détenir les gens avec des solutions beaucoup plus simples. Il faudrait aussi donner une ouverture aux agents extérieurs, y faire entrer la culture, donner des cours et faire passer des diplômes aux gens.

EXTRAITS: L’HEURE DE LA PROMENADE

"Au moment où tu te promenais à la fraîche, je pieutais dans les plumes, attendant l’heure de la douche, dix heures, puis celle de la promenade, une seule le dimanche, à dix heures quarante-cinq. On devient de parfaits petits robots. Dans les autres pays,moins sinistres et moins froids que celui-ci, les mecs entrent et sortent toute la journée au préau. Ils ont accès aux salles de sport et arrangent leur horaire comme ils le désirent. Ça marche tout aussi bien, c’est pas moins sûr et les gars sont moins stressés."

APRÈS UN CASSAGE DE GUEULE

"Mes ennemis ne ressortiront que demain, vendredi, au préau. Je crains de ne pas avoir le temps de frapper, ne fût-ce que symboliquement, un de mes tourmenteurs. Même si intellectuellement, je réprouve l’acte de frapper, il est vrai que sur un plan honteux de mon subconscient, le chasseur en rut de mammouths brouteurs ne se tapit pas très profond et peut ressurgir à l’improviste n’importe quand.Mais ça, il ne faut pas le dire, sinon, ils ne me lâcheront jamais.”

"Une âme plus si noire. Lettres de prison", Préface de Caroline Lamarche, par Eric Lammers, Les Impressions nouvelles, 252 pp., env. 17€.

Bron: La Libre | 13 juni 2016

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube

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Iets dat mij nu pas opvalt, geplukt uit het boek De grote ontsnapping (2010) van Harry van Oers. Op p. 66 vertelt Van Oers, inspecteur-generaal van het gevangeniswezen, dat op een dag in Gent enkele gedetineerden hem wensen te spreken over de omstandigheden van hun verblijf in De Nieuwe Wandeling. Eén van hen is Eric Lammers. Ik citeer: 'De directeur heeft een vergaderlokaaltje voorzien voor gesprekken als dit. Als Lammers er binnenkomt, moet hij zich niet niet bukken om door de deur te kunnen, zo groot is hij.' Harry van Oers is zelf trouwens aan de grote kant: een stuk boven de 1,80 m. Lammers maakt dus wel degelijk indruk op hem door zijn grote gestalte. En een normaal deurgat is ongeveer 2 meter hoog.

Aubanel wrote:

Als Lammers er binnenkomt, moet hij zich niet niet bukken om door de deur te kunnen, zo groot is hij.

Het feit dat hij zich niet moet bukken, lijkt me toch eerder een indicatie van hoe klein hij wel was... Of zie ik dit verkeerd?

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Rollingjones wrote:
Aubanel wrote:

Als Lammers er binnenkomt, moet hij zich niet niet bukken om door de deur te kunnen, zo groot is hij.

Het feit dat hij zich niet moet bukken, lijkt me toch eerder een indicatie van hoe klein hij wel was... Of zie ik dit verkeerd?

Ik vermoed dat 'niet niet' eigenlijk 'net niet' moet zijn.

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Ja, met mijn excuses voor de tikfout. Ik herneem de zin uit het citaat: 'Als Lammers er binnenkomt, moet hij zich net niet bukken om door de deur te kunnen, zo groot is hij.'

Eric Lammers over zijn voormalige vriend Jean-Louis Nemry. De vragen en antwoorden komen uit het interview van Lammers door Michel Leurquin.

Vraag: Quels ont été vos liens avec ces personnes de 1979 à 1983? Francis Dossogne, Daniel Gilson, René Froment, Alain Caers, Alain Weykamp, Jean-Marie Claus, Frederic Saucez, Jean Bultot?

Antwoord: Francis était le président. J’ai écouté ses discours et bu un verre ou deux à l’occasion. Nous n’avons jamais été intimes. Daniel Gilson, je le connaissais très peu. René Froment était mon ami. Alain Caers? Alain Weykamp est resté un ami pendant des années. C’est un de mes proches. Jean-Marie Claus, nous nous sommes croisés, sans plus. Frédéric Saucez m’a trahi avec Nemry lors de l’affaire de la Pastorale. Jean Bultot était un ami de Weykamp que je n’ai jamais fréquenté, mais que j’ai croisé à quelques reprises.

Volgens wat ik heb kunnen nagaan, hebben, noch Nemry noch Saucez, Eric Lammers aan de galg gepraat over de moord in de Herderliedstraat in Anderlecht. Wel hebben zij allebei ooit aangegeven dat zij sterke vermoedens hebben dat bepaalde WNP-leden betrokken zijn bij een aantal Bendefeiten, zoals deze aan de Colruyt in Nijvel (zie » Forum). Gaat het dan niet eerder over dat verraad waarop Lammers doelt? Zie nl. ook de volgende vragen en antwoorden van Eric Lammers.

Vraag: Pourquoi votre ami Nemry vous a accusé d’avoir participé aux faits le 17.09.1983 au Colruyt de Nivelles?

Antwoord: Je n’ai que ses dires. Il devait soit me dénoncer soit me tuer. J’aurais participé aux tueries et essayé de prendre des sous au lieu de seulement tuer. C’est faux.

Vraag: Pourquoi aviez-vous tellement peur (de Nemry ?) que vous avez demandé à votre père de vous fournir un gilet pare-balles à votre sortie de prison?

Antwoord: C’est Nemry qui avait peur de moi. Et avec raison, je voulais le tuer.

Dus kunnen wij hieruit opmaken dat Nemry niet alleen ooit Lammers beschuldigd heeft van deelname aan de Bendefeiten maar ook dat Lammers daarbij getracht zou hebben om geld op te strijken i.p.v. enkel te doden! Het is onduidelijk of hier het stelen van het geld van de buit van de bendefeiten bedoeld wordt of de uitbetaling van een premie. Volgens Lammers zijn de beweringen van Nemry allemaal fout en wou hij Nemry daarom vermoorden.