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Jean-Luc Noël was 40 jaar agent bij de Gerechtelijke Politie. Hij begon zijn carrière in 1975 bij het parket van Luik. In 1979 verhuisde hij naar Nijvel waar hij aan de slag ging als inspecteur bij de Gerechtelijke Politie. Hij klom op tot directeur, een taak die hij tot aan zijn pensioen in 2015 - 15 jaar lang - heeft uitgevoerd.

Over de Bende van Nijvel en procureur Deprêtre heeft hij het volgende te zeggen:

"J'ai connu les Tueries en 1983, j'étais inspecteur. Je peux dire que j'ai fait ce que je pouvais... Je suis descendu sur le hold-up du Delhaize de Genval, attribué aux tueurs. Puis, il y a eu l'épisode du Colruyt de Nivelles. Une Saab avait été retrouvée à Braine-l'Alleud, et faute de disponibilité du labo de Bruxelles, la PJ de Nivelles s'est chargée de relever les traces. J'ai relevé une empreinte sur le cric de la voiture. C'est la seule empreinte de tout le dossier (sic). Mais on n'a jamais pu la relier..."

"On a dit beaucoup de choses sur le procureur de l'époque. Ce que je sais de Jean Deprêtre en tant qu'enquêteur, c'est qu'il ne m'a jamais refusé d'aller creuser dans telle ou telle direction. Je pense qu'il voulait vraiment la vérité. Il n'a jamais empêché l'enquête dans les milieux d'extrême-droite. Quand ce dossier sera clôturé, il faudra tirer les leçons de ce qui s'est passé dans cette enquête..."

Bron: L'Avenir | 22 September 2015

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube

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Le Dirju se retire après 40 ans de service

40 ans dans la police judiciaire. Les tribulations du directeur judiciaire de Nivelles, Jean-Luc Noël, prendront fin ce vendredi. Une page se tourne.

Le directeur judiciaire, le Dirju, remballe le képi. À 63 ans, le chef de la police judiciaire fédérale de l’arrondissement de Nivelles peut se vanter d’un long et intéressant parcours commencé en 1975 au parquet de Liège. Car avant de devenir un Nivellois pur jus, Jean-Luc Noël a grandi à Huy et étudié à Liège. Ce n’est qu’en 1979 qu’il arrive à la police judiciaire de Nivelles. Nommé inspecteur, il s’installe dans la cité aclote avec arme, bagage (et madame Noël). Il ne quittera plus Nivelles et gravira les échelons de sa hiérarchie jusqu’au sommet: le poste de directeur judiciaire qu’il occupe depuis 15 ans.

Jean-Luc Noël a été enquêteur de terrain pendant 20 ans – inspecteur puis commissaire –, avant de devenir le manager de la PJF nivelloise. "Le terrain est plus exaltant, c’est clair. Je me suis occupé presque exclusivement de crimes de sang. Ça m’a valu parfois de recevoir des menaces anonymes, par téléphone, ou des courriers avec un petit cercueil. Je ne l’ai pas mal vécu mais je n’en parlais jamais à mon épouse. Pour elle et mon fils, c’était assez dur, je pense. Ils savaient quand je partais, jamais quand je revenais. Et le GSM n’existait pas… Le boulot d’un Dirju est différent. Il ne peut pas s’immiscer dans le déroulement des enquêtes. On est chargé plutôt de la vision stratégique et de trouver les moyens d’offrir un certain confort de travail aux péjistes."

Si le Dirju reconnaît nourrir quelques regrets pour les affaires non-résolues qu’il laisse derrière lui, comme celle des tueurs du Brabant, il se montre néanmoins satisfait de l’évolution de la PJF. "Le travail a changé grâce aux nouvelles techniques de recherches. Des outils appréciables, comme l’ADN, les microtraces, les écoutes téléphoniques, les traçages des GSM… sont devenues l’ABC du travail. Mais l’intuition restera toujours importante pour être un bon enquêteur."

Homme plus consensuel que conflictuel, Jean-Luc Noël s’est souvent positionné en faveur de la concertation entre les différentes autorités de l’arrondissement. Certains événements lui ont fait prendre conscience de ce besoin de synergies, comme la catastrophe ferroviaire de Pécrot en mars 2002 (voir ci-dessous).

Désormais en partance, le Dirju ne compte pas s’expatrier à Benidorm. "Je n’ai pas gagné assez d’argent pour ça", plaisante-t-il. Malgré la richesse de son histoire, l’écriture de ses mémoires n’est pas à l’ordre du jour non plus, faute de talent littéraire. En toute simplicité, le péjiste au repos envisage surtout de consacrer enfin plus de temps à sa famille. L’homme avant le flic. Enfin.

Bron: L'Avenir | 22 September 2015

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Le directeur judiciaire de la PJF Brabant wallon tire sa révérence

Jean-Luc Noël, prend sa retraite après 36 ans. D’un naturel plutôt réservé, ce spécialiste des crimes de sang a pourtant des souvenirs à revendre.

Jean-Luc Noël aurait pu déjà quitter il y a quatre ans son bureau des Portes de l’Europe, d’où il dirige depuis trois mandats la police judiciaire fédérale de Nivelles. Mais la fonction lui plaisait, la passion restait présente et il voulait continuer jusqu’à 64 ans, soit en décembre prochain.

Un vrai flic, cependant, ça n’aime pas les incertitudes. Et celles qui règnent actuellement sur les modalités de retraite l’ont poussé à anticiper son départ de quelques mois: vendredi, il laissera à sa remplaçante ad interim ses innombrables classeurs rangés avec une rigueur toute policière. Sa vieille radio est déjà partie, les voitures en modèle réduit, qu’il collectionne, suivront le mouvement cette semaine. Intégrant la PJ de Nivelles en tant qu’inspecteur en 1979, après des candis en droit à Liège, il a gravi un à un les échelons de la maison. Nommé officier commissaire en 86, puis commissaire en chef en 99, il est devenu directeur judiciaire à la réforme des polices. Des fonctions de management qui tranchent avec ses 20 ans de terrain à la "crim", la division spécialisée dans les crimes de sang.

"C'est un métier différent, convient-il. Mais développer une vision stratégique, s’assurer que les enquêteurs aient les moyens de travailler et que les enquêtes se déroulent au mieux, c’est intéressant aussi. Le Dirju est au carrefour de l’opérationnel et du management: quand les travaux du RER à Nivelles ont mis en péril la sécurité dans la prison à cause des “largages” à destination des détenus, j’ai tiré la sonnette d’alarme, la ministre de la Justice est venue sur place et une solution a été mise en œuvre."

Un souvenir: les tueurs du Brabant

Côté souvenir de terrain, Jean-Luc Noël évoque évidemment les tueurs du Brabant wallon. On lui doit la seule empreinte qui figure dans cet épais dossier: il l’a relevée sur le cric de la Saab abandonnée par les auteurs à Braine-l’Alleud, après le drame du Colruyt de Nivelles. "Mais j’étais un petit policier de province et Bruxelles gérait l’enquête, sourit-il. On m’a demandé trois fois si ce n’était pas mon empreinte! Elle n’a jamais pu être reliée à une personne…"

Au fil de la discussion, les personnages s'enchaînent. Nestor Pirotte, tueur multirécidiviste qui avait abattu un antiquaire dans les bois de Lauzelle. Le docteur Delescailles, assassiné à Louvain-la-Neuve par les parents d’un étudiant qui considéraient que le toubib était responsable du suicide de leur fils. Ou ces voleurs qui, dix ans après avoir été arrêtés pour vol de tapisseries au château de Genval, ont commis exactement le même coup une fois libéré. Quelques années plus tard, grâce à une info communiquée à la police suisse par Jean-Luc Noël, ils sont tombés à nouveau, alors qu’ils avaient pris des tableaux dans un musée de Zurich.

"L’ADN, les microtraces, les études de téléphonie, ces nouvelles méthodes ont changé le métier, commente Jean-Luc Noël. Mais le bon policier est toujours le même: quelqu’un qui n’est pas "fonctionnaire de police" mais passionné par son métier, qui émet des hypothèses, qui les vérifie avec rigueur… et qui n’exclut jamais que la direction qu’il suit n’est peut-être pas la bonne."

Bron: Le Soir | 23 September 2015

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Nouveau commissaire en chef à la Police judiciaire Jean- Luc Noël, flic au grand coeur

La lecture du Moniteur de ce vendredi nous l'apprend: Jean-Luc Noël est nommé commissaire en chef de la Police judiciaire de Nivelles, une place vacante suite au départ à la retraite de Jacques Gilbert. Promotion attendue pour un Spadois d'origine (c'était en 1952), entré au parquet de Liège en 1973, ayant fait ses premières armes à la PJ de Dinant en 1977 mais rapidement muté à Nivelles pour raisons familiales. En mai 1986, il devient officier. Aujourd'hui, il allait se voir attribuer le titre de commissaire enrichi de l'adjectif divisionnaire.

Jean-Luc Noël est à la fois un homme de l'ombre et un "tous terrains". Il fait partie du Conseil d'arrondissement pour l'aide aux victimes, de la cellule d'arrondissement mise en place par l'auditorat du Travail, de la cellule de traitement des êtres humains, du groupe de travail du ministère de l'Intérieur pour la formation de base et, à titre d'expert, du team provincial installé par le gouverneur Emmanuel Hendrickx en vue de la mise en place des zones de la police unique en Brabant wallon.

Il est professeur d'éthique policière à l'Ecole de criminologie et de criminalistique. Sur le terrain, le nouveau patron de la PJ brabançonne wallonne s'est occupé des vols, des recherches, du banditisme, de la finance et, surtout, des homicides. Ses souvenirs vont du meurtre (impuni) de Juan Mendez à Rixensart à l'assassinat du docteur Delescaille à Louvain-la-Neuve par un couple diabolique en passant par le guet-apens meurtrier tendu à l'antiquaire bruxellois Darmstaedter par Nestor Pirotte dans les bois d'Ottignies.

Depuis près de deux ans, c'est le cas posé par le Village numéro Un reine Fabiola à Braine-l'Alleud qui occupe son temps et son esprit. Je garde le dossier car il est très complexe. On en voit la fin. La rédaction des synthèses est en cours. Le magistrat instructeur devrait pouvoir boucler ce dossier à la fin de l'année .

Sa tâche prioritaire est la bonne marche de la fusion entre PJ et BSR. Des contacts suivis vont être entrepris et il s'impose de trouver un bâtiment susceptible d'abriter ce nouveau corps.

Le plus grand regret? On sait bien qu'il est impossible de tout réussir, mais le dossier des tueries du Brabant (wallon) me reste au travers de la gorge. Tant de crimes impunis! Je n'ai pourtant pas ménagé ma peine, même durant plusieurs week-ends qui ont été sacrifiés jusqu'au dessaisissement au profit de Charleroi.

La plus grande satisfaction? Contrairement à ce que le parcours pourrait le laisser croire, elle ne colle pas à l'élucidation d'un meurtre, mais elle a trait à un dossier plus humain que sanglant. Un couple de Français s'était déchiré. Le père avait profité de son droit de visite pour enlever ses deux enfants. Il était venu les cacher en Belgique. Christophe Dechavanne consacra une émission à cette affaire. Les enfants furent localisés en Brabant wallon. Je les ai récupérés et remis à leur mère. La joie de cette femme et le bonheur de ses enfants ont largement compensé les petits tracas du quotidien...

Bron: Le Soir | Jean Vandendries | 29 September 2000

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube