Topic: Gaurain-Ramecroix: 22 December 1982
Samenvatting
Wat? Moord op een vrouw
Wanneer? 22 December 1982
Waar? Rue Vélorie in Gaurain-Ramecroix (Doornik) » Google Maps
Wie? Onbekend
Status: Onopgelost
Op woensdag 22 december 1982 werd de 56-jarige Léonce Douillié, krantenvrouw voor Nord Éclair, in Gaurain-Ramecroix bij Doornik dood aangetroffen. Zij was die avond bezig met haar maandelijkse ronde om het geld voor de geleverde kranten te innen. Rond 18 uur verliet ze een woning in de rue Velorie, waarna ze in een nabijgelegen kleine afdaling werd neergeschoten.
Aanvankelijk werd gemeld dat ze met twee kogels uit een 7,65 mm-pistool was getroffen; de autopsie wees later uit dat er in totaal drie schoten waren gelost: één in de hartstreek, één in de slaap en één in de dij. Haar lichaam werd pas de volgende ochtend ontdekt. Haar geldtas met bankbiljetten was verdwenen, terwijl een plastic zakje met muntgeld was achtergebleven.
De daders namen haar grijze Volkswagen mee, maar lieten die ongeveer een half uur later achter langs de chaussée de Mons in Hertain. Een garagist had de wagen daar 's avonds zien staan met de standlichten aan. Een buurman had rond het vermoedelijke tijdstip van de moord twee harde knallen gehoord, maar dacht dat kinderen met voetzoekers speelden.
Aanvankelijk gingen de onderzoekers uit van een roofmoord, maar al snel kwamen ook andere mogelijke motieven in beeld. Zo had Douillié kort voor haar dood verteld dat twee jonge mannen haar tijdens haar krantenronde hadden gevolgd en dat ze zich bij klanten in veiligheid had gebracht.
Daarnaast bleek dat ze eerder onder de naam ‘Cathy’ een zaak, de San Francisco, in de grensstreek van Hertain had uitgebaat. De onderzoekers sloten daarom naast diefstal ook wraak, passie of andere motieven niet uit. Haar partner Thierry Dubois werd uitgebreid verhoord, maar kon zijn tijdsbesteding volgens de onderzoekers logisch en controleerbaar verklaren en werd vrijgelaten.
Een mogelijk verband met de gewapende overval op het benzinestation van de Bastions, drie dagen eerder, werd eveneens onderzocht, maar eind december concludeerden de speurders dat beide feiten waarschijnlijk niets met elkaar te maken hadden. De aandacht verschoof vervolgens naar het milieu waarin Douillié verkeerde.
De zaak bleef bijna twintig jaar lang onopgelost, tot er rond de eeuwwisseling een doorbraak kwam in het onderzoek. In februari 2001 reisde de Doornikse onderzoeksrechter Jean-Pol Favier naar Palma de Mallorca in Spanje. Daar werd een verdachte, Thierry Dubois, door de Spaanse politie gearresteerd op basis van een internationaal aanhoudingsbevel.
Dubois werd in het voorjaar van 2001 aan België uitgeleverd om te worden verhoord en vervolgd voor zijn vermoedelijke betrokkenheid bij de moord die 18 jaar eerder was gepleegd.
Er heeft uiteindelijk geen proces plaatsgevonden voor het assisenhof. Hoewel de toen 41-jarige Thierry Dubois in april 2001 officieel in beschuldiging werd gesteld van de moord op Léonce Douillié, kon hij niet meer definitief worden veroordeeld vanwege de verjaring van de strafvordering.
In België gold voor moord destijds een wettelijke verjaringstermijn van 10 of 15 jaar, afhankelijk van bepaalde stuitingshandelingen in het dossier. Aangezien de feiten dateerden van december 1982 en Dubois pas in 2001 werd opgepakt, was deze termijn ruim overschreden.
Hoewel de speurders en de onderzoeksrechter ervan overtuigd waren dat zij de dader hadden gevonden, moest de rechtbank de strafvordering simpelweg vervallen verklaren. De verdachte werd hierdoor buiten vervolging gesteld zonder dat een volksjury zich over zijn schuld kon buigen.
A Gaurain-Ramecroix, une porteuse de journaux a été abattue pendant sa tournée
Madame Orpha Detournay, 72 ans, domiciliée rue Pecquereau à Gaurain, en est déjà à sa deuxième activité de la journée.
Après le nettoyage des bureaux de la carrière Declève toute proche, elle est repartie rapidement chez elle et s'est dirigée vers la rue Velorie, afin d'y soigner au N° 16, Mme Cornélis Debourle, une octogénaire handicapée par son grand âge et qui fut durant des décennies, sa proche voisine, avant que CCB ne fasse de la maison de M. et Mme Detournay, un abri pour les archives.
Mme Detournay quittait la demeure de son amie, dans le but de déverser des cendres dans les ornières proches du chantier Hubaut, lorsqu'elle découvrait en retrait dans la petite descente qui mène à son ancienne maison, le corps d'une femme, étendue sur le dos, la tête près du mur, vêtue assez légèrement compte tenu de la température.
Le premier moment de frayeur passé, elle allait avertir le voisin d'en face, M. José Destrebecq, 60 ans, célibataire, dessinateur industriel, lequel alertait d'emblée la gendarmerie de Gaurain.
Très vite, cette dernière mettait un nom sur le cadavre, il s'agissait de Mme Léonce Douillié, née le 12 décembre 1926, et domiciliée 12, ruelle Depret à Tournai. La malheureuse avait été tuée de deux coups de feu tirés à bout portant avec un pistolet 7,65, touchant le visage et le début de la poitrine.
Le Parquet de Tournai représenté par le juge Degraeve, le substitut Mme Hatert, le greffier Dupret, le Lt Deboo commandant en second, l'adjudant Moulin, le commissaire Michez et ses services de police commençaient leur enquête tous azimuts et l'on apprenait au fil des heures, que Mme Douillié, porteuse de journaux pour le quartier populaire de La Lou-vière à Gaurain, effectuait mercredi soir vers 17 heures, sa mensuelle tournée de perception des quotidiens.
Elle était ce soir-là au volant d'une voiture VW gris métallisé, alors que d'habitude, elle dessert ses clients avec une Renault 20 rouge.
Vers 18 h., Mme Douillie sortait de chez Madame Cornélis Debourle, et c'est alors qu'elle devait être tuée dans les conditions que l'on sait. Le vol est le mobile du crime, en tous cas, la sacoche où elle disposait les billets a disparu, par contre le plastic contenant la monnaie a été retrouvé par la gendarmerie.
Le ou les voyous se sont enfuis à bord de la voiture de leur victime. Mais, fait troublant, ils devaient l'abandonner une demi-heure plus tard, le long de la Chaussée de Mons à Harry, face a Crédit Agricole.
Pourquoi une telle précision, parce qu'un garagiste, M. Christian Brunin, a aperçu à cette heure, une VW aux feux de position allumés, il a crû à une visite rapide du chauffeur, mais dans la nuit la voiture était toujours là avec des feux de moins en moins puissants. Le matin, la police communale était avertie et c'était une pièce importante à verser au dossier. (L'on fouillait le champ situé à proximité.)
Mme Douillié, une personne que l'on décrit comme une quinquagénaire alerte, dynamique et coquette, a été tuée mercredi soir, vers 18 heures et son corps n'a été retrouvé que hier matin. M. Destrereca, le voisin d'en face, a bien entendu deux bruits importants, mais il a cru que c'étaient des enfants qui jouaient avec des pétards.
Quoiqu'il en soit, la nouvelle de ce crime crapuleux commis dans un hameau ouvrier, a plongé le Tournaisis dans l'angoisse, car enfin, il suffit de transporter un peu d'argent pour devenir la cible des voyoux, et des meurtriers. Et de faire un rapprochement avec le mini hold-up des Bastions, commis il y a trois jours par deux jeunes loubards, lesquels s'étaient enfuis à pied avec 64.000 F.
Signalons que Mme Douillié avait eu la douleur de perdre son mari Jacques Delbart, tué dans un accident, il y a une dizaine d'années. Elle vivait avec un ami, M. Thierry Dubois, qui l'aidait d'ailleurs dans sa longue et fatigante tournée de journaux.
Bron: Le Peuple | 24 December 1982
Vrouw vermoord te Gaurain-Ramecroix
Woensdagavond is te Gaurain Ramecroix, nabij Doornik, een krantenvrouw met twee revolverschoten gedood. Het betreft. Mw. Leonce Douillie (56), die werkte in dienst van “Nord Eclair”. Haar lijk werd pas donderdagochtend omstreeks 8u. door een voorbijgangster ontdekt.
Twee hulzen lagen er vlak bij. Vermoedelijk gaat het om een roofmoord, niettegenstaande het slachtoffer op het ogenblik van de misdaad hooguit enkele honderden franken bij zich kan hebben gehad. De politie van Doornik zou een spoor volgen.
Bron: Gazet van Antwerpen | 27 December 1982
Après le crime crapuleux de Gaurain: des questions restent posées!
Le meurtre de Mme Léonce Douillie, 56 ans, commis dans un hameau ouvrier de Gaurain, près de Tournai, alors que la victime procédait à l'encaissement mensuel et hebdomadaire des journaux, continue à alimenter les conversations dans le Tournaisis.
C'est que si l'hypothèse du crime crapuleux continue à subsister, l'on ne peut éluder d'autres questions qui viennent à l'esprit lorsque l'on sait que Mme Douille, qui la semaine dernière encore, avait dû se réfugier chez des clients, s'estimant menacée par deux jeunes gens qui la suivaient pendant sa tournée, avait tenu sous le nom de “Cathy” l'établissement “San Francisco” situé dans la zone frontalière de Hertain.
D'autres motifs comme ceux de la vengeance, de la passion, viennent s'ajouter à ceux du vol ou de l'intérêt, en tous cas ils ne sont pas rejetés par les enquêteurs qui ont interrogé longuement M. Thierry Dubois, le compagnon de la victime.
Ce dernier a fourni des explications logiques et contrôlables sur son emploi du temps et a été remis en liberté par le juge Degraeve.
Mme Léonce Douillie a été abattue d'un coup de 7,65 dans la région du cœur, elle a été achevée d'un coup tiré sur la tempe, mais l'autopsie du corps à permis d'apprendre qu'un troisième coup de feu avait été tiré dans la cuisse, mais la balle avait traversé la chair et s'était perdue plus loin.
La manière dont l'infortunée porteuse de journaux a été achevée, ne manque pas de soulever d'autres voiles et de là à dissocier le crime du hold-up commis par deux braqueurs casqués à la station service des Bastions, il y a un pas qui pourrait être franchi par les responsables de l'enquête.
Bron: Le Peuple | 27 December 1982
Les lieux tragiques
Comme nous l'avons relaté vendredi et lundi, le crime crapuleux de la rue Velorie à Gaurain continue à défrayer la chronique. Voici les lieux où Mme Léonce Douillie (en médaillon) a été abattue de 3 coups de pistolet 7,65. Notre flèche indique l'endroit où le corps a été retrouvé par Mme Detournay.
Bron: Le Peuple | 28 December 1982
Les auteurs du braquage des Bastions n'ont pas couru loin...
En effet, sous l'impulsion commune de la brigade judiciaire de la police communale de Tournai, de la P.J. et les gendarmeries de Tournai, Bernissart et Péruwelz, les “braqueurs” qui mardi dernier avaient contraint la pompiste des Bastions, Mme Mariane Hiquet de Fonteboy, à leur céder la recette du jour soit 64.000 F, ont été arrêtés.
Il s'agit de Pascal Questier, 19 ans, domicilié à Vaulx, et Jean-Marc Debled, 20 ans de Tournai, encore que tous deux soient en résidence au 94, rue de la Station, à Blaton. Les deux loubards se sont servis d'une 22 long rifle à crosse et canon sciés.
Comme nous le laissions entendre dans notre second article consacré au crime de Gaurain-Ramecroix, il ne semble pas qu'il y ait relation entre le mini-hold up des Bastions et le meurtre de Mme Léonce Douillié.
A ce sujet d'ailleurs, les enquêteurs se sont concertés et ont rassemblé tous les éléments en leur possession. Il semble que l'on concentre davantage les efforts dans le milieu fréquenté par la vic-time. Nous en saurons plus dans les prochains jours.
Bron: Le Peuple | 30 December 1982
Verdachte aangehouden in oude moord
Onderzoeksrechter Favier heeft een verdachte laten aanhouden in een moord die dateert van 1982. Toen werd op 23 december het stoffelijk overschot van Léonce Douillie teruggevonden op een landweg in Daurain-Ramecroix, vlakbij Doornik.De toen 56-jarige vrouw was afgemaakt met twee schoten. De moordenaar vluchtte in de wagen van het slachtoffer en nam allicht ook haar portefeuille mee.
Léonce Douillie was jarenlang de uitbaatster van een champagnebar nabij de Franse grens. Het parket van Doornik bevestigde dat vorige week speurders van de federale recherche naar Mallorca waren gereisd. Zij hadden daar een Belg ondervraagd in de hoofdstad Palma. Hij zal zo snel mogelijk aan België worden uitgeleverd.Volgens het parket komt de nieuwe ontwikkeling in de zaak er na het verder uitspitten van een oude getuigenis. De moordzaak zou anders binnen minder dan twee jaar verjaard zijn.
Bron: Het Nieuwsblad | 27 Februari 2001