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Policier mauvais tireur

Les policiers tirent mal ou beaucoup trop vite... "Souvent, l'usage de la force n'est pas nécessaire. Le policier doit apprendre à se contrôler. Le cerveau, c'est l'arme du policier... et beaucoup sont désarmés car ils ne l'utilisent pas correctement. Je peux faire ce genre d'affirmations car je suis policier."

Robert Thomas, 56 ans, ne mâche pas ses mots. "Chaque jour dans le monde, des policiers doivent justifier de leurs actes devant les tribunaux qui n'hésitent pas à les condamner s'ils estiment que l'usage de la force n'était pas nécessaire ou mal adapté." Seule solution: apprendre aux policiers à penser autrement. Et cela va vite: en deux jours, c'est possible.

Arrivé à la pension, Robert Thomas a décidé de faire partager son expérience. Et elle n'est pas des moindres. D'abord para-commando, il fut policier spécialiste dans la lutte contre le trafic d'armes et le terrorisme.

Après avoir été instructeur du service de protection du Conseil des ministres de l'Union européenne, il fut responsable de la protection de personnalités lors de leur visite au siège de l'Union européenne: le pape, Yasser Arafat, Boris Eltsine...

Plusieurs fois champion de Belgique, d'Europe et du Monde en tir, Robert Thomas sait de quoi il parle. Gratuitement et en offrant tout le matériel de haute technologie d'une société canadienne Simunition (les munitions), il propose ses services dans le monde entier.

"Depuis trois ans, je donne des cours d'usage de la force et des droits de l'homme. L'un ne va pas sans l'autre", explique Robert Thomas. "Beaucoup de policiers, même des haut gradés, viennent en espérant pouvoir tirer encore plus vite. En fait, c'est l'inverse qu'il faut faire." Et pour le leur faire comprendre, Robert a mis au point des scénarios de la vie quotidienne. "Tirer sur une cible à 25 mètres dans un stand, c'est très facile. Tous les policiers savent le faire. Mais dans la vie courante, il est rare de voir les policiers alignés devant la cible. La vie réelle se déroule sur un espace de 360°. Lors de nos simulations, dans 83% des cas, le policier, qui doit tirer à moins de 5 mètres, rate sa cible! Ou pis, tue un innocent." Pour ce policier chevronné, le stand de tir n'est pas un bon entraînement. "C'est bien le seul endroit où on n'a jamais vu une agression!"

Raison pour laquelle Robert Thomas essaie de créer des scénarios interactifs durant lesquels les policiers peuvent vivre en temps réel la situation présentée. Et surtout, sentir l'adrénaline qui monte, la peur qui les envahit... C'est là que les erreurs sont commises. "Régulièrement, le policier se sert de son arme, tue ou blesse alors que l'usage de la force pouvait tout à fait être évité." Lors de ces cours donnés gratuitement, Robert Thomas apporte tout le matériel nécessaire. "Nous utilisons des cartouches spéciales, uniques, qui ont des couleurs différentes. Il n'y a pas pire menteur qu'un policier! S'il tue le tueur, c'est bien sûr grâce à lui. Si c'est un otage qui a été abattu par erreur, là, personne ne se dénonce."

En deux jours, le policier change sa manière d'agir. Il réfléchit avant de passer à l'action, de pointer son arme inutilement. "Une fois reformé, il ne change plus. Quand on a appris à marcher, on ne l'oublie plus. Ici, c'est la même chose. Quand le cerveau est entraîné, c'est pour la vie."

Bron: La Dernière Heure | Emmanuelle Praet | 29 Januari 2004

Twee foto's van Robert Thomas:

https://i69.servimg.com/u/f69/15/00/61/71/rt11.jpg

https://i69.servimg.com/u/f69/15/00/61/71/rt110.jpg

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube
Ben wrote:

"Depuis trois ans, je donne des cours d'usage de la force et des droits de l'homme. L'un ne va pas sans l'autre", explique Robert Thomas. "Beaucoup de policiers, même des haut gradés, viennent en espérant pouvoir tirer encore plus vite. En fait, c'est l'inverse qu'il faut faire." Et pour le leur faire comprendre, Robert a mis au point des scénarios de la vie quotidienne. "Tirer sur une cible à 25 mètres dans un stand, c'est très facile. Tous les policiers savent le faire. Mais dans la vie courante, il est rare de voir les policiers alignés devant la cible. La vie réelle se déroule sur un espace de 360°. Lors de nos simulations, dans 83% des cas, le policier, qui doit tirer à moins de 5 mètres, rate sa cible! Ou pis, tue un innocent." Pour ce policier chevronné, le stand de tir n'est pas un bon entraînement. "C'est bien le seul endroit où on n'a jamais vu une agression!"

Een heel interessant interview met Robert Thomas, de man heeft groot gelijk. Vele denken dat het in echte geweldsituaties allemaal zo eenvoudig is. Een wapen bovenhalen, indruk maken vuren en ... In echte geweldsituaties gaat het er anders aan toe dan velen zouden denken. Het nut van een wapen wordt zwaar overschat, de voorwaarden voor optimaal gebruik zijn eerder beperkt.

De waarheid schaadt nooit een zaak die rechtvaardig is.

Reden te meer om er van uit te gaan dat de leden van de bende getraind waren en/of heel wat ervaring hadden met wapens.

Niet allemaal, soms gaat het er warrig aan toe en wordt er getwijfeld. Maar verschillende daders, de kleine kern, weten heel goed waar ze mee bezig zijn.

De waarheid schaadt nooit een zaak die rechtvaardig is.