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Mario Spandre was een Brussels advocaat en econoom. Hij is in 1927 geboren in Elisabethville (het huidige Lubumbashi) en gestorven in 2006. Begin jaren zestig was hij de belangrijkste juridische adviseur van Moïse Tsjombe, de leider van de Katangese secessie. Hij was ook lange tijd de advocaat van baron de Bonvoisin.

Over de zaak-de Bonvoisin schreef hij het boek Schurkenstaat België. In april 2004 uitgegeven door Van Halewyck. Zie ook dit nieuwsbericht » Nieuws

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Données biographiques

Né le 13 février 1927 à Elisabethville. Formation:

  • études primaires et humanités à Elisabethville où il a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans.

  • 1950: diplôme de docteur en droit (jury central).

  • 1952: licencié en sciences économiques (Université Catholique de Louvain).

  • 1953: licencié en droit des assurances (Université Libre de Bruxelles).

  • 1954: inscription au barreau de Bruxelles où il est resté jusqu’en 1955.

  • En Afrique: durant toutes ses études universitaires et son stage au barreau de Bruxelles, il a continué à retourner très fréquemment au Congo où ses parents, colons agricoles, étaient installés.

  • 1955 à 1966: avocat au barreau à Elisabethville. Durant cette période, compte tenu de sa parfaite connaissance du swahili et du fait qu’il avait vécu au milieu des Africains notamment en milieu agricole, il a noué des rapports avec de très nombreux milieux africains d’Elisabethville. Il a été notamment depuis 1957, le conseil de Moïse Tshombe, de Evariste Kimba et de Emmanuel Bamba. De conseil de Tshombe, il est devenu un de de ses conseillers ainsi que du gouvernement katangais indépendant. A la fin de l’Etat katangais, il a été expulsé du Congo par Ileo mais il est revenu six mois après où il a poursuivi sa profession d’avocat. Lorsque Tshombe a été nommé premier ministre, il s’est déplacé à Kinshasa. Lorsque son gouvernement a été destitué, il est resté au Congo jusqu’au moment où Evariste Kimba et Emmanuel Bamba, avec qui il était resté en étroite relation, ont été pendus sur la place publique de Kinshasa. A ce moment, il s’est réinstallé au barreau de Bruxelles où il professe toujours.

Présentation du témoin

1. Présentation du témoin Mario Spandre était, au moment de l’assassinat de Lumumba, avocat à Élisabethville et personne de confiance de Tshombe. Il prétend avoir proposé d’incarcérer Lumumba dans l’attente d’un procès. A organisé la prétendue "fuite" de Lumumba. Questions:

  1. Spandre, avocat à Elisabethville, était présent pendant la sécession katangaise; il est un témoin privilégié de cette époque. Il était un proche des ministres katangais, de Tshombe, et il a d’ailleurs assisté à de nombreuses réunions avec eux. Quand fut-il question d’un transfert de Lumumba au Katanga? Le gouvernement de Tshombe souhaitait-il le transfert de Lumumba à Elisabethville? Ce gouvernement a-t-il été informé du transfert de Lumumba à Elisabethville?

  2. Le 17 janvier en début de soirée se tient un conseil des ministres katangais dans la résidence de Tshombé. Spandre était-il présent? En a-t-il entendu parler? Ce conseil était-il improvisé? Comment ce conseil a-t-il répondu à la question de savoir ce qu’il fallait faire des prisonniers? Y avait-il des Belges présents? Des échanges téléphoniques ont-ils eu lieu? Quel était le rôle de Tshombe, de Munongo, de Kibwe?

  3. Quand Spandre a-t-il appris la mort de Lumumba, qui a-t-il informé de cette nouvelle, et quel scénario lui at- on présenté: la mort dans la maison Brouwez ou l’exécution dans la forêt?

  4. Un scénario d’évasion de Lumumba et de capture par des villageois fut mis au point, le témoin y a-t-il contribué? Alexandre Belina et Victor Tignée furent-ils les seuls auteurs?

  5. Aujourd’hui, la thèse d’une exécution en brousse semble s’imposer, mais un certain nombre d’indices invitent à penser qu’il pourrait peut-être s’agir d’un deuxième scénario inventé. Lumumba et ses compagnons seraient alors morts dans la maison Brouwez. Qu’en pense le témoin, et quels sont les éléments qui soustendent ses affirmations?

Témoignage

2.1. Mario Spandre a été entendu par la commission d’enquête le 2 juillet 2001.

2.2. Mario Spandre, né à Élisabethville et parlant le swahili, était proche des ministres katangais, qu’il assistait, en tant qu’avocat, dans leurs problèmes légaux. Connaissant personnellement les ministres et Tshombe, il se rendait régulièrement à sa résidence et assistait également aux réunions politiques. Au cours de ces réunions, il n’a jamais été question d’organiser un quelconque transfert de Lumumba vers le Katanga, ce transfert étant jugé par tous les Katangais comme "la pire des choses" qui puisse arriver. Tshombe était d’ailleurs, selon Spandre, "un individu assez sage et assez conscient des conséquences de ce qui se passait pour ne pas vouloir de ce personnage chez lui".

2.3. D’après ce que "des gens sérieux" auraient raconté au témoin, le transfert de Patrice Lumumba au Katanga aurait été manigancé par la CIA: on voulait "l'envoyer ailleurs parce qu’on voulait mettre Mobutu au pouvoir et placer le colis désagréable ailleurs". La décision d’envoyer Lumumba dans une région qui lui était radicalement hostile (le Katanga ou, comme cela a peutêtre aussi été envisagé, le Kasaï) aurait été prise afin que la responsabilité de sa mort "retombe sur celui qui a reçu le colis, et non sur le véritable maître d’oeuvre". Selon Spandre, cette méthode, consistant à envoyer un individu que l’on veut éliminer chez son ennemi, "est typiquement un travail de la CIA", et aurait à nouveau été utilisée plus tard pour Tshombé et Kimba. La Belgique quant à elle aurait agi de façon naïve, sous-estimant l’influence et le radicalisme de Munongo et pensant que Tshombe, sur lequel le ministred’Aspremont pensait "avoir la main" aurait pu éviter l’exécution de Lumumba. D’Aspremont, favorable au Katanga, n’aurait donc peut-être "pas eu conscience de ce qui se passait", alors que les Américains,eux, "le savaient pertinemment bien". Ceci étant, Spandre, interrogé sur ce point, n’exclut pas formellement une hypothèse radicalement différente, selon laquelle d’Aspremont aurait demandé à Tshombe d’accepter le transfert de Lumumba, et ce dans un double but: éliminer Lumumba et restaurer l’unité du Congo. Cette version des faits, par ailleurs compatible avec l’hypothèse de l’implication des Etats-Unis d’Amérique, nécessiterait cependant de considérer d’Aspremont, non comme naïf, mais comme "très machiavélique", ce qui "change le personnage". Spandre quant à lui "le prenait plutôt pour un naïf".

2.4. Le témoin ne pense pas qu’une somme ait été payée aux Katangais pour que Lumumba soit assassiné: l’hostilité générale était telle à l’époque que le simple fait de l’envoyer au Katanga suffisait pour sceller son sort. La possibilité d’organiser un procès contre Lumumba n’aurait jamais été envisagée par les Katangais, puisque "Lumumba aurait été repris par l’ONU et transféré ailleurs". L’idée d’intenter un procès international, a peutêtre été envisagée par le colonel Vandewalle, comme celuici l’a prétendu, mais cette idée n’aurait eu aucune chance d’être appliquée par les Katangais. Le gouvernement katangais n’aurait pas été informé à l’avance de l’arrivée de Lumumba. L’avion aurait dû normalement aller à Mbuji-Mayi, mais aurait été détourné vers Élisabethville, où il serait arrivé "de façon impromptue" et à la fureur des Katangais. Tshombé aurait d’ailleurs confié à Spandre que son avis sur le transfert de Lumumba ne lui a jamais été demandé. Le témoin n’exclut cependant pas formellement que Tshombé lui ait menti ("Tshombe pouvait me mentir aussi. Il faut savoir que c’est un monde où la vérité n’est pas proclamée naturellement").

2.5. Lorsque Lumumba est arrivé au Katanga, "c’est Munongo qui s’est occupé directement de l’affaire avec deux témoins belges, Thyssen et l’avocat Bellina", qui travaillaient tous deux au cabinet de Munongo. D’autres ministres et Tshombé se seraient ensuite rendus à la villa Brouwez, afin d’y tenir une réunion (à laquelle Spandre n’a pas participé). C’est alors que la décision aurait été prise de faire sortir Lumumba d’Élisabethville, à cause de la présence de l’ONU ("on ne voulait pas qu’il tombe entre les mainsde l’ONU qui l’aurait pris et en aurait fait dieu sait quoi") et de l’amener à la prison de Jadotville.

2.6. Toutes les personnes qui ont parlé de ces événements avec le témoin lui ont dit que Lumumba aurait été sorti de la maison Brouwez "pour ne pas laisser de traces", et qu’il aurait été emmené sur la route de Jadotville, route qui va "de ville en brousse" ("les turpitudes se faisaient toujours en brousse"). En cours de chemin, les occupants de la voiture seraient allés "derrière deux ou trois termitières", où ils auraient "fait leur coup". L’identité des occupants de la voiture n’est pas, selon Spandre, déterminée avec précision. Kibwe aurait, selon ce qu’il aurait confié au témoin, participé. Munongo, qui, de l’avis de Spandre "savait qu’il allait tuer", était certainement aussi présent, d’autant plus que "Munongo croyait que si on tue son ennemi, on acquiert toute sa puissance". Tshombé quant à lui "a toujours dit qu’il n’y était pas".

2.7. Interrogé sur les tensions existant au sein du gouvernement katangais, le témoin a confirmé qu’il y avait lors des événements un conflit entre deux branches du gouvernement, l’une conciliante, dont faisaient partie Tshombe et Kimba, et l’autre partisane de la rupture, de la brutalité et hostile aux membres de l’ONU, menée par Munongo.

2.8. Concernant les personnes qui vivaient à l’époque à Élisabethville, Spandre se souvient d’y avoir vu Davignon, sans pouvoir toutefois assurer avec certitude qu’il y était précisément le jour de la mort de Lumumba. Spandre considère que Davignon, s’il avait des rapports fréquent avec le consulat, était en fait "le représentant de Spaak". Spandre n’a par ailleurs pas connu Soete, et n’a jamais discuté avec Verscheure. Il a par contre vu le Capitaine Gat, et rencontré, au cercle Albert, d’Aspermont, sans toutefois "jamais avoir eu de rapports avec lui". Spandre a également connu Gerard, notaire à Élisabethville, et Clémens, qui l’a aidé à rédiger la Constitution katangaise. Spandre a pour le reste "vu" beaucoup d’autres Belges, sans pour autant avoir de réels contacts avec eux.

2.9. Les missions que le témoin a effectuées en Europe consistaient essentiellement à ramener l’argent que Tshombé a utilisé par la suite. Des fonds étaient placés en Suisse, et son rôle était de les transporter d’une banque à une autre, sans avoir d’idée précise sur leur provenance. Il croyait cependant à l’époque que ces fonds provenaient de sources étatiques, puisque, par exemple, les ordres de remise de l’argent étaient signés par les deux directeurs belges de la Banque nationale du Katanga, Demol et Van Roey.

Bron » sites.google.com/site/lumumbaproject/

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De laatste week waren wij getuigen van een tussenkomst van het hof ivm een notaris (zie item Koningshuis). Ik heb hier en elders gelezen over Mario Spandre. Hetgeen ik eigenlijk vrij cruciaal vond in de zaak van de Bonvoisin was de houding van het gerecht in casu ivm de brief van Magnée. Het zou kunnen dat ik er over gelezen heb, in ieder geval werd met dit artikel duidelijk waarover het ging. Dat deze advocaat af en toe naast de waarheid fietst weten we, maar toch vermoed ik dat hij ivm de brief van Magnée de waarheid spreekt.

Ik heb het over deze passage:

'Uit een brief van Magnée bleek dat hij met hoge magistraten had overlegd over wat de Bonvoisin moest doen om niet te zwaar gestraft van de zaak af te raken', vertelt Spandre. 'Het is toch schandalig dat een advocaat overlegt met de magistraten over de straf die zijn cliënt zal worden opgelegd, terwijl diezelfde cliënt onschuldig pleit.' Spandre wilde de brief van Magnée aan het hof van beroep voorleggen, maar de rechter verbood hem.

Eigenlijk bewijst Spandre hier wat een klucht, wat een theater bepaalde rechtszaken zijn. Droevig.

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Advocaat van De Bonvoisin verbijsterd over houding van hoge magistratuur

Op 9 april jl. liet kabinetschef Christine Dekkers van het kabinet van Justitie in een schrijven aan meester Mario Spandre, een van de advocaten van Benoit de Bonvoisin, weten dat de minister op basis van artikel 485 van het wetboek van strafvordering een onderzoek had gevorderd naar de manier waarop een klacht van De Bonvoisin tegen de Staatsveiligheid door het gerecht was behandeld. Beter op zijn plaats is: niet was behandeld. Het Hof van Beroep van Brussel legt de vraag van minister De Clerck evenwel naast zich neer. Volgens de advocaat van De Bonvoisin is dit een heel aberrante zaak.

De Vlaamse raadsman van De Bonvoisin is de Antwerpse advocaat Bruno Schoenaerts, door zijn cliënt aangesproken na de publikatie van een ophefmakend boek dat Schoenaerts publiceerde over de 'Kafkaiaanse toestanden in ons rechtssysteem'. Bruno Schoenaerts: 'Ik distantieer mij van de persoon van De Bonvoisin. Maar de waarheid heeft haar recht. Als van de honderd zaken die De Bonvoisin zegt er maar 10 waar zijn, dan is wat hij vertelt zeer erg. Ik weet inmiddels zeker dat er meer dan 10 zaken waar zijn.'\rMeester Schoenaerts was zwaar aangeslagen toen hij vorige week een kopie kreeg van de brief van procureur-generaal A. van Oudenhove aan de Luikse advokaat Julien Pierre, ook een raadsman van De Bonvoisin.

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Zelfs indien er een proces Bende van Nijvel zou komen dan vraag ik me af ... is de huidige toestand anders m.a.w. heeft men bij het gerecht lessen getrokken uit deze zaken. Ik vrees van niet.

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Mario Spandre over huurlingen, Rhodésie en Tshombe:

(...) C'est là que j'ai commencé mon activité: c'était en '65 en exil avec Tshombe. Je me suis occupé notamment de monter toute une opération qui aurait dû ramener Tshombe au Katanga; on était en accord avec les Portugais (et en accord avec le chef de la sûreté portugaise qui s'appelait Silva Pais (1), qui étaient à fait d'accord avec nous - parce qu'à l'époque l'Angola était encore une colonie portugaise. Et on était en accord avec Sir R. qui était de Zambie, enfin Rhodésie et la Rhodésie du sus, avec Ian Smith. (2)

Alors on avait décidé de prendre des avions, il y avait un super constellation, il y avait je ne sais quels autres avions; avec des pilotes ... sud-rhodésiens à l'epoque, avec l'accord de Ian Smith, et le chef de tous ces pilotes c'était un certain J.M. Ou avait arrangé et on a fait venir deux groupes de mercenaires; un groupe de mercenaires belges qui sont arrivés les premiers, qui étaient à Lisbonne. C'est à l'époque où j'ai dit qui j'étais mercenaire, enfin je m'occupais de ces bazars ...

Alors après on a voulu faire venir un groupe français, commandé par le capitaine Souètre, qui étaient des mercenaires, des français qui venaient d'Algérie, mais on ne voulait pas les mettre en contact avec les belges; parce que ces gens ne s'entendaient pas entre eux: au combat oui, mais dans les bars ... Parce que les mercenaires, ils ne font rien: ils sont dans les bars, ils vont chercher les femmes, ils sont comme ça, hein. Donc c'est très dangereux de laisser: s'ils ont envie d'avoir une femme, ils se tirent dedans comme rien.

Donc là, on a mis tous les belges d'un côté et on a mis les français là-bas. Puis on a organisé: il y avait Tshombe, moi, quelques congolais et l'autre belge qui devait quitter Lisbonne. Ma femme devait venir avec moi, et on devait donc partir vers Rwanda en super constellation: puisqu'on avait besoin d'avions peut-être lents, mais qui pouvaient avoir un rayon d'action extrêmement long: se ravitailler à Loanda ... de l'autre côté: des gens qui arrivaient de Rhodésie du Sud avec un ou l'autre mercenaire Sud-africaine.

Puis il y avait un deuxième avion qui devait quitter Lisbonne aussi, parce que une super constellation c'est quand même grande. Il y avait donc cent et deux personnes dans notre avion - si je puis dire - puis l'autre avion aussi, c'était le bataillon belge. Et tout ce monde devait arriver à Loanda, avec ceux qui venaient de là-bas, et allaient atterrir à Elisabethville. (3)

Bron: Belges et Italiens du Congo-Kinshasa | Rosario Giordano

(1) Fernando Eduardo de Silva Pais was in die periode de directeur van PIDE, de geheime dienst tijdens het autoritaire bewind van de Portugese premier António de Oliveira Salazar.
(2) Ian Smith riep in 1965 de onafhankelijkheid van Rhodesië uit en was op dat moment de eerste minister.
(3) Het huidige Lubumbashi.

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Na de Anjerrevolutie (1974) vond men bij Aginter Press de contactgegevens van Mario Spandre en documenten die zijn interesse voor huurlingen aantoonden.

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