Deze overval wordt vernoemd in de akte van beschuldiging van het proces-Haemers. De gebruikte BMW was gestolen in Oostende en zou gepasseerd zijn in de garage van een zekere Jean Dal Piaz. Deze man werd ook als getuige opgeroepen in het proces-Haemers. Dal Piaz woonde in ... Thuin.
(...) Silvana I. a décrit la voiture comme une BMW de teinte vert clair, toit ouvrant, quatre portes. Un véhicule de ce type fut retrouvé à Waremme, près de l'autoroute Liège-Bruxelles, le 2 novembre 1983 à 21 h 30. Il s'avéra que cette BMW avait été volée à Ostende, le 21 septembre 1983, au préjudice de Georges V.D.B. Lors de sa découverte, la voiture portait des plaques volées en septembre 1983 à Mont-sur-Marchienne.
Le témoin I., à qui la voiture fut présentée, estima que celle-ci correspondait à celle qu'elle avait vue en face de chez elle, au moment des faits. La BMW retrouvée à Waremme pourrait avoir servi également aux auteurs d'un hold-up commis à Montigny-Ie-Tilleul, le 28 septembre 1983, hold-up qui n'a jamais été élucidé.
Le 24 juillet 1984, la police judiciaire de Charleroi appréhenda un certain Jean Dal Piaz, soupçonné de divers vols de voitures. On découvrit dans le garage de Dal Piaz des objets (notamment des essuie-glaces, un lave-glace, une boîte de secours) que V.D.B. reconnut comme provenant de sa voiture.
Dal Piaz niera toujours le vol de la BMW, en fournissant des explications assez confuses quant à l'origine de ces objets.
Bron: Akte van Beschuldiging | Proces bende Haemers
Le hold-up de Montigny-le-Tilleul: un coup de professionnels
Après une longue période d'accalmie, due sans doute en partie au mouvement de grève déclenché dans les services publics, les hold-up ont repris dans la région de Charleroi, une région dans laquelle ces méfaits ont toujours été monnaie courante.
Hier, au petit matin, un fourgon postal a été attaqué par trois hommes armés et masqués à Montigny-le-Tilleul, alors qu'il se rendait au bureau des postes de Jamioulx. Les deux postiers qui se trouvaient à bord du fourgon ont été menacés, mais pas maltraités. Les gangsters se sont emparés de trois sacs postaux et ont pris la fuite munis d'un confortable butin. Deux coups de feu ont été tirés, en l'air, et il s'agissait là sans doute d'un signal des trois bandits pour signifier à des complices que l'opération était terminée et qu'elle avait réussi.
Toutes les autorités judiciaires carolorégiennes ont été alertées et mènent l'enquête pour tenter de mettre la main sur les malfaiteurs.
Charleroi-Cerfontaine, via Jamioulx
Hier, tôt le matin, un fourgon postal avait quitté le centre de tri de Charleroi X, chargé de courrier et d'argent qui devaient être distribués dans les bureaux des postes de Jamioulx et de la région de Ce-fontaine. Il était piloté par M. Albert Dupriez, né à Elouges le 21 mars 1934 et demeurant à Lodelinsart, chaussée de Châtelet. Le convoyeur était M. Christian Clausse, né à Rocourt le 24 janvier 1948, demeurant également à Lodelinsart, rue des Hauchies.
Ce que l'on appelle pompeusement fourgon postal n'est en fait qu'une simple camionnette, sans blindage et sans dispositif de sécurité particulier. Le fourgon avait donc quitté le centre de tri de Charleroi. Vers 5 h, il circulait sur le territoire de Montigny-le-Tilleul et empruntait la rue de Jamioulx, pour se rendre vers le bureau des postes de cette localité.
Des armes de poing et une mitraillette
Le fourgon arrivait dans un endroit particulièrement désert lorsque soudain une puissante voiture de marque BMW le dépassa pour ensuite lui faire une “queue de poisson” et se mettre en travers de la route. La camionnette des postiers fut bien obligée de freiner et de s'arrêter pour éviter la collision.
Deux hommes sortirent de la BMW armes au poing. Ils avaient le visage dissimulé par une cagoule. Au même moment, un troisième homme, masqué lui aussi et armé d'une mitraillette, surgit du fossé bordant la petite route et les trois complices foncèrent vers le fourgon postal. Ils mirent en joue ses occupants et obligèrent le conducteur et le convoyeur à sortir de la camionnette.
MM. Dupriez et Clausse n'eurent plus qu'une chose à faire: obéir. Ils descendirent du fourgon et les trois malfaiteurs les firent monter de force à l'arrière de la BMW. Un bandit se mit au volant tandis qu'un deuxième surveillait les deux postiers. Le troisième truand tentait, quant à lui, de faire démarrer le fourgon mais ne parvenait pas à ses fins.
Dans un chemin forestier
Le troisième homme ne parvenant pas à mettre le fourgon en marche, les bandits ont commencé à s'énerver et là sera peut-être leur perte. La BMW a en effet effectué une marche arrière et en exécutant cette manœuvre, elle a accroché une voiture de passage dont le conducteur a pu poursuivre sa route et donner l'alerte quelques minutes plus tard.
Les malfaiteurs qui se trouvaient à bord de la BMW ne se sont pas occupés de cet accrochage, ont poursuivi leur manœuvre et ont obligé M. Dupriez à reprendre le volant du fourgon BMW en tête, camionnette postale à sa suite, le petit convoi roula quelques centaines de mètres avant d'emprunter un petit chemin forestier.
Vol, menaces et fuites
Ce chemin mène à un petit bois à la lisière duquel la BMW s'arrêta, imitée évidemment par le fourgon. Toujours sous la menace de leurs armes, les trois bandits obligèrent alors les deux postiers à marcher pendant quelques mètres et les obligèrent à se coucher sur le sol.
Un des postiers eut le culot de leur lancer: “Mais on va prendre froid, le sol est humide.”
Un des gangsters eut sans doute pitié d'eux et il plaça deux sacs de jute sur le sol en disant: “Alors, couchez-vous là-dessus.”
Pendant tout ce temps, un des malfaiteurs surveillait un chronomètre, répétant à ses complices de se dépêcher. “Vite, les flics pourraient arriver!”
A cette remarque, un autre répondit: “De toute façon, s'ils arrivent, on n'a qu'à les liquider.” Et du geste, il désignait les deux postiers... Les trois bandits pénétrèrent alors dans le fourgon et ils éventrèrent trois sacs postaux. C'était pour s'emparer de sacs plus petits qui contenaient de l'argent et divers documents. Ils se seraient emparés de plus d'un million de francs.
Deux coups de feu
Les gangsters chargèrent leur butin dans la BMW et prirent la fuite sur des chapeaux de roue. Ils se dirigèrent vers Marcinelle. Deux ou trois minutes plus après ce départ fulgurant, deux coups de feu éclataient, tirés vraisemblablement par des malfaiteurs. Ces coups ont sans doute été tirés en l'air et les enquêteurs croient qu'il s'agissait en fait d'un signal. En effet, on pense que presqu'aussitôt, la BMV a été rejointe par une Mercedes noire à bord de laquelle se trouvaient vraisemblablement des complices. BMW et Mercedes éventuelle ont disparu dans la nature.
L’alerte
En tout et pour tout, la scène a duré une quinzaine de minutes. L'alerte a rapidement été donnée grâce à l'automobiliste dont nous parlions ci-dessus et dont la voiture a été accrochée par la BMW des malfaiteurs.
Après l'accrochage, cet homme s'est rendu dans des villas voisines et a demandé pour téléphoner. On a refusé de lui ouvrir et il a dû se rendre dans une ferme éloignée pour enfin réussir à alerter la gendarmerie. Celle-ci est aussitôt descendue sur les lieux mais, hélàs, les bandits avaient déjà pris la fuite. Il n'est pas interdit de croire que si des gens s'étaient montrés plus compréhensifs, permettant ainsi à l'automobiliste de téléphoner plus tôt, les malfaiteurs auraient été pris la main dans le sac. Mais les regrets sont superflus, n'en parlons plus...
Sur les lieux, les gendarmes ont trouvé les deux postiers qui leur ont raconté leur malheureuse aventure. “Nous avons bien cru que notre heure était venue”, ont-ils déclaré.
Un coup monte
Devant l'ampleur de l'affaire, les représentants de l'ordre ont fait appel à la BSR et à la police judiciaire de Charleroi. Les trois hommes, qui ont opéré à Montigny-le-Tilleul avaient sans doute soigneusement préparé leur coup. Ils ont intercepté le fourgon dans un endroit particulièrement propice à une agression et l'un d'entre eux sembler minuter l'opération.
Enfin, un troisième homme était caché dans le fossé. Les premiers éléments de l'enquête permettent d'affirmer que la BMV avait été volée à Ostende, la nuit du 21 au 22 septembre. Elle n'a pas encore été retrouvée.
A l'heure où les faits ont été commis, il faisait encore noir et on ne possède pas de signalement des trois gangsters. pourrait s'agir d'hommes assez jeunes. A l'heure où nous écrivons ces lignes, ceux-ci étaient toujours dans la naturé. L'enquête se poursuit. Elle s'annonce difficile...
Bron: Le Peuple | 29 September 1983
Overval op postwagen nabij Charleroi
Een blijkbaar goed georganiseerde bende heeft woensdagmorgen omstreeks 5u. een overval gepleegd op een postwagen van Charleroi X die naar Cerfontaine-Walcourt reed. Een personenwagen kwam dwars over de weg te staan in de Rue de Jamioulx te Montignies-Le-Tilleul.
Twee gewapende en gemaskerde kerels deden de twee postmannen uitstappen en een derde gemaskerde man met een machinegeweer kwam uit een gracht naast de weg gesprongen.
De overvallers verplichtten de postmannen in hun wagen plaats te nemen, terwijl de derde man in de postwagen stapte. Hij slaagde er niet in de postwagen te starten. De auto van de overvallers reed daarop bruusk achteruit en botste tegen een andere personenwagen.
De overvallers schonken verder geen aandacht aan deze “getuige”, die in een nabijgelegen boerderij telefonisch alarm sloeg.
Inmiddels hadden de overvallers de bestuurder van de postwagen verplicht zelf het postvoertuig te besturen en naar een nabijgelegen bosweg te brengen. Daar moesten de twee postmannen op de grond gaan liggen.
De posterijen hebben het juiste bedrag van de buit niet bekendgemaakt, maar het zou om een vrij groot bedrag gaan. De daders zijn na het ledigen van de postzakken in de richting van Marcinelle weggereden. Er werden op dat ogenblik twee schoten gehoord en een zwarte personenwagen voegde zich bij de auto van de overvallers.
Zowel postwagenbestuurder Albert Dupieux als bijrijder Christian Closse uit Lodelinsart verkeren in shocktoestand.
Bron: Het Laatste Nieuws | 29 September 1983
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