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Hoofdcommissaris bij de Gerechtelijke Politie van Charleroi en gewezen onderzoeker bij de Cel Waals Brabant.

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Volg ons via » Facebook | twitter | YouTube

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Artikel uit Le Soir dat voor een groot stuk gaat over de getuigenis van Gérard Fabrot voor de Tweede Bendecommissie.

Des questions sur l'attitude du commissaire général de la PJ Christian De Vroom
Tueries: la PJ désengagée enquête en parallèle

Après les magistrats carolorégiens impliqués dans l'enquête sur les tueries du Brabant, la commission parlementaire bis a entamé hier l'audition des enquêteurs de la cellule de Jumet.

Avec un péjiste, le commissaire principal Gérard Fabrot, la commission a revu l'évolution des effectifs de la cellule, les raisons du désengagement de la PJ et, sinon les menaces, du moins les ennuis et les pressions subies par les péjistes.

Jean-Claude Lacroix, le magistrat revenu depuis l'an dernier diriger l'enquête sur les tueries, avait signalé que le désengagement de la PJ résultait à la fin des années 80 d'une décision de Christian De Vroom, alors commissaire en chef de la PJ de Charleroi et aujourd'hui commissaire général. Mais ce dernier affirme, dans une lettre à la commission, que le responsable des péjistes de la cellule était Gérard Fabrot.

- Non!, a déclaré Fabrot. De Vroom n'était pas positif vis-à-vis d'un détachement de péjistes à Jumet. Fabrot parle même de menaces et de pressions. Il a fait aussi état, dans un rapport de 1996, d'une enquête parallèle sur les anciens gendarmes Beijer-Bouhouche, et par extension sur l'ancien gendarme Amory, menée par le commissaire Elise (de la 23e brigade) depuis le début des années 90 et orientée sur la gendarmerie, ce que le commissaire De Vroom n'ignore pas et tolérait, a-t-il dit en ajoutant que l'avocat général Morlet, du parquet général de Bruxelles, le savait aussi, et que le juge carolorégien Pierre Hennuy avait donné son feu vert. Et de s'étonner, sans avancer d'explication, que le commissaire De Vroom ait toléré une enquête parallèle tout en mettant un frein à l'enquête officielle. Pour éviter que la PJ soit dominée par la gendarmerie à Jumet? Pas en 1987 quand j'y suis arrivé. Les forces étaient équilibrées, répond Fabrot. Quant au commissaire Elise, qui menait son enquête parallèle, on lui a proposé de rejoindre la cellule de Jumet. Il a refusé, constate Gérard Fabrot.

La question de l'accès au dossier de l'assassinat de Juan Mendez, et de son exploitation par les enquêteurs de la cellule de Jumet, constituait le plat de résistance de l'audition de l'adjudant Riva. Le dossier Mendez, demandé en 1987, n'a été communiqué qu'après le procès de Beijer et Bouhouche, en 1994.

Dès 1991, l'adjudant de gendarmerie Patrice Riva fit un rapport de synthèse sur toutes les pièces susceptibles d'établir un lien entre les deux dossiers. Nous étions convaincus de la nécessité de pouvoir consulter le dossier Mendez. Certains aspects pouvaient intéresser une cellule et pas l'autre, explique Patrice Riva qui ne semble pas avoir eu connaissance d'un rapport de Nivelles de 1988 sur une offre de Bouhouche de fournir des informations sur les tueries, mais qui comprend aussi les craintes des enquêteurs du dossier Mendez de laisser des inculpés tels que Bouhouche profiter d'un autre dossier à l'instruction pour, par des jeux de procédure, faire capoter leur propre dossier.

Le scepticisme affiché du juge d'instruction carolorégien Pierre Hennuy sur l'axe d'enquête Beijer-Bouhouche n'a cependant pas empêché la réalisation d'un certain nombre de devoirs d'enquête qui n'étaient pas encore tous terminés quand Patrice Riva quitta la cellule "tueries" de Jumet en juin 1994.

Suite des auditions vendredi.

Bron: Le Soir | René Haquin | 4 juni 1997

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