Michel Libert over Jean Bougerol en Robert Thomas:
Lors de nombreuses discussions chez Emile Lecerf ainsi qu'en compagnie de Paul Latinus et/ou de Karl Delombaerde (ensemble ou séparément) ... il était très souvent question de Bougerol et Mercier. Ce fut notamment le cas (à rallonge) lors des dispositions prises ou à prendre au sujet des ModulMed avec Michel Naro.
Par ailleurs, eut égard à mes expériences, observations et conclusions, il est "in-envisageable" et "impensable" qu'ils se soient rendus en Espagne sans être passés par la case Degrelle.
Je rentrais un rapport trimestriel au PAL en fonction des nouveaux candidats, afin de nous assurer, en outre, que le nom code choisi/souhaité ne faisait pas doublon avec d'autres existants, que le matricule était correctement intégré et que l'affectation territoriale était correctement entérinée. Il en allait de même pour toute mise-à-jour.
Paul Latinus remettait un exemplaire du recrutement initial à Robert Thomas (Sûreté Commission européenne) selon un usage/une pratique déjà d'application afin d'avoir une trace informatique disponible en permanence.
Les seuls contacts du major Bougerol dont je suis sûr (pour le faible environnement dans lequel il m'était permis de m'immiscer) étaient Emile Lecerf et Bernard Mercier, le premier car il m'en parlait et me l'a présenté, le second car il en avait abordé le sujet dans diverses conversations. Je suis persuadé qu'il rencontrait Paul Latinus car celui-ci, dès le début de notre collaboration, en abordant le sujet des "couvertures", citait le major comme une des références. Un autre contact aurait été Robert Thomas de la Commission.
La demande de mutation au SGR/SDRA fut le résultat d'un entretien réellement spontané et bi-latéral avec Emile Lecerf durant lequel je faisais part de mon désir d'être plus efficace encore, propos sur lesquels celui-ci a surfé pour me dire que ma vraie place, vu les résultats performants que je lui apportais, serait au sein du renseignement de l'Armée et qu'il pourrait en quelques coups de cuillère à pot à la fois, d'une part, me contenter/me satisfaire et, d'autre-part faire profiter/bénéficier cette administration des pouvoirs et moyens de l'infrastructure de laquelle j'étais issu.
Il me demanda de me revenir quelques jours plus tard à son bureau et me présenta au Major Bougerol qui me confirma avoir eu un entretien constructif avec celui-ci, que j'étais certainement digne d'occuper ma place au sein du SGR et que le nécessaire administratif serait accompli incessamment sans problème aucun.
Il y a peu, j'ai eu confirmation à ce sujet, par un ancien contact attentionné, que j'apparaissais comme personnel intégré au SDRA dans les documents de l'époque.
Paul Latinus, m'ayant introduit dès le debut de notre collaboration près de Emile Lecerf, recevant ses ordres/instructions de (entre-autres) de celui-ci et, enfin, connaissant le major Bougerol ... je suis convaincu que ce dernier était nécessairement au fait de mes activités pré-WNP sans en connaître le détail. J'étais par ailleurs tenu au silence à ce sujet par les protocoles en vigueur.
Par la présente, je vous communique un propos tenu par le major Bougerol lors d'une réunion chez Emile Lecerf.
Le major m'a posé une question qui m'est restée quelque peu mystérieuse dans le contexte de l'époque et de ma mutation prévue au SGR/SDRA par ses soins. Les propos de cette conversation furent approximativement les suivants:
"Monsieur Libert, pouvez-vous rester fidèle à votre hiérarchie, quoiqu'il se passe? ... dans n'importe quelle circonstance? ... Auquel propos j'ai répondu par : "Oui, bien entendu. La fidélité est chez moi une vertu". Le major me répondit: "Voilà qui est fort bien et rassurant ; il nous faut en cette époque troublée des gens déterminés". Un lien? Ou pas? ...
J'étais écarté des affaires américaines (USA, Chili, Paraguay, Argentine) que seul Paul Latinus était sensé assumer. Cela était une "chasse gardée", comme l'était la Secte Moon. Paul Latinus, Karel Delombaerde et Guido Delvaux était le trio inséparable pour ces contacts particuliers/privilégiés.
Je ne peux donc procurer aucune information constructive quant aux contacts que Douglas MacArthur II pouvait entretenir avec des responsables au sein d'une des structures.